Publié dans Politique

Atteinte à la sûreté de l’Etat - Rasoamaromaka sort libre de son audition

Publié le mercredi, 23 mai 2018

Tout le monde s’attendait au pire suite à l’inculpation de Hery Rasoamaromaka d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. Le secrétaire national du MAPAR/TGV a été auditionné au service des affaires criminelles et spéciales, sis au Toby Ratsimandrava, hier concernant cette plainte déposée le 24 avril et celle faite contre lui par le sénateur Olivier Rakotovazaha pour violences et voies de fait ainsi que menace verbale. Après un face-à-face de plus de deux tours d’horloge, Hery Rasoamaromaka a été autorisé à rentrez chez lui. Une bonne nouvelle accueillie dans la liesse par les manifestants de la place du 13 mai qui craignaient à une garde à vue, voire pire, d’un des leurs.

D’ailleurs, une fois son audition terminée, Hery Rasoamaromaka est allé rejoindre les 73 députés et les manifestants devant l’Hôtel de ville d’Analakely. Entre temps, son avocat a voulu donner de plus amples informations sur le déroulement de l’audition. « L’enquête s’est déroulée dans les règles de l’art, c'est-à-dire le respect entre les enquêteurs et l’accusé. Finalement, seule la plainte du Sénateur Olivier Rakotovazaha a été traitée », précise le conseiller de Hery Rasoamaromaka qui, pour des raisons de santé, n’a pas pu honorer son rendez-vous avec les enquêteurs mardi mais a tenu à se présenter hier pour faire face à cette accusation.

Contacté par téléphone, le secrétaire national du MAPAR/TGV s’est dit lui aussi satisfait du déroulement de son audition. Lui qui révèle avoir nié en bloc les accusations mentionnées dans la plainte du plaignant. « C’est faux de dire que j’ai mis l’écharpe de parlementaire ou d’un élu lors de notre passage au bureau du sénat à Ampefiloha. Il en est de même pour le fait d’avoir brutalisé ou menacé Olivier Rakotovazaha. Au contraire, je l’ai conseillé d’arrêter de photographier les manifestants car pourrait être considéré par eux comme de la provocation », explique Hery Rasoamaromaka. En dépit de cette convocation, celui-ci rejette l’idée de cesser le combat mené avec le collectif des députés pour le changement bien que l’accusation d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat plane toujours comme une épée de Damoclès sur sa tête…

R .Michel

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Editorial

  • Problème d'éthique !
    En 15 +2 jours de la nomination du Premier ministre de consensus (PMC), la situation politique malagasy n'a rien évolué. Nommé le 4 juin 2018, Ntsay Christian n'est pas encore sorti de l'auberge. En dix jours d'existence, le Gouvernement tente, tant bien que mal, de démarrer.Sur la Place du 13 mai, la tension ne baisse pas.

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