Publié dans Politique

Libération du Sénateur Lylison - L'Etat cherche la petite bête

Publié le vendredi, 08 juin 2018

Acharnement. C'est le meilleur qualificatif pour justifier la tentative de la partie civile, en l'occurrence l'Etat, à refuser le verdict du tribunal concernant l'affaire du sénateur Lylison. Celui-ci a en effet gagné son opposition  tenu mardi dernier au tribunal Anosy à l'issue duquel, il a été blanchi de ses chefs d'inculpation d'atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat et manifestation non autorisée. Selon des informations, la partie civile se dit insatisfait de ce verdict et compte faire appel. Si cette information est avérée, on s'interroge jusqu'où l'Etat veut aller dans ce dossier du sénateur Lylison. 

A l'unanimité, les observateurs estiment que dans ce cas il s'agit ni plus ni moins que d'un acharnement envers un élu de l'opposition qui est l'un des premiers dans ce camp à décrier les mauvais agissements du régime actuel. Assassiner politiquement le sénateur Lylison, tel semble l'objectif de l'Etat en voulant faire appel à ce verdict qui au-delà de l'aspect judiciaire est considéré par les citoyens comme un apaisement même si la justice et la politique font deux. « La justice ne doit pas être un terrain de règlements de compte des politiciens », avertit une syndicaliste du corps des magistrats, choquée par cet acharnement de l'Etat.
A part cette magistrate, des simples citoyens se disent indignés également par cette position de l'Etat. « Dans la situation actuelle où la tension est au summum et la moindre étincelle pourrait allumer un gigantesque feu, c'est mieux pour tout le monde d'enterrer la hache de guerre », plaide un quadragénaire qui a vécu les moments troubles du pays. Un autre s'interroge sur les « actions » de l'Etat concernant les dossiers d'un autre sénateur. Il s'agit de Riana Andriamamandavy VII dont les méfaits semblent plus graves et que ceux de Lylison. Il a emmené durant la garde à vue de Claudine Razaimamonjy au BIANCO à Ambohibao une horde de personnes pour demander de manière forte et barbare la libération de l'opératrice économique. Or, ce proche du régime n'est nullement jusqu'à maintenant inquiété. Le syndicat des magistrats de Madagascar et sa présidente, Fanirisoa Ernaivo ont déposé une plainte pour menace de mort envers Riana Andriamandavy VII mais celui-ci n'a même pas été convoqué ni auditionné par les autorités compétentes. Un deux poids, deux mesures, apanage du régime actuel et fortement décrié par les justiciables.
La rédaction

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Editorial

  • Au boulot !
    Et maintenant, au travail. Sauf quelques rares exceptions, tous les Départements ministériels ont effectué les passations de service nécessaires pour que les nouveaux désignés puissent entrer en fonction. Certes, pour certains cas à problèmes dont on connait les raisons, les syndicats suivis de l'ensemble du Personnel du ministère concerné ne baissèrent pas les bras. En fait, il s'agit pour la plupart des « nouveaux-anciens » patrons ou des redoublants dont la réputation fait honte à l'intégrité et à la crédibilité de la haute charge de l'Etat. Leur présence effective au nouveau Gouvernement viole la teneur de la Décision du 25 mai de la HCC.

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