Publié dans Politique

Ministère de l’Aménagement - Les dessous du forcing de Rajaonarimampianina

Publié le dimanche, 10 juin 2018

Dans quelques heures, en se référant à la décision de la HCC, le Premier ministre Ntsay Christian présentera son Gouvernement. Après discussions et négociations ont émaillé  les 7 jours suivants la nomination de Ntsay Christian. D’après les informations, le numéro un du régime fait des pieds et des mains pour que le ministère de l’Aménagement du territoire revient à un de ses poulains. Un ministère clé pour le régime dans la mesure où il aura à gérer une somme faramineuse autour de 300 millions Usd. Il s’agit du prêt auprès de l’Eximbank contracté par l’Etat afin de construire les routes partant de l’aéroport d’Ivato pour le centre-ville.

Des infrastructures prévues être achevées avant la réunion au Sommet de la Francophonie de 2016. Mais faute de budget ou pour des raisons ignorées, elles n’ont pas été commencées ou interrompues. Les entreprises chinoises sont encore en attente de leur dû et pour éviter de problème de trésorerie, elles ont pris la décision d’arrêter les travaux, notamment au niveau de la route de Tsarasaotra. Les travaux pourront ainsi de nouveau redémarrer… mais à quel prix. Selon une source, le budget alloué, soit le prêt contracté, à la construction de ces routes est 7 fois plus que le coût réel. Des routes à prix d’or dont le coût de revient d’un kilomètre peut être inscrit sur le « Guiness book ». Le Président de la république ne veut pas lâcher une telle manne quitte à enfreindre son statut «  de Président sanctionné » qui limite ses manœuvres. C’est le refus de valider ce prêt, décrié par les bailleurs de fonds, qui a valu le limogeage de Gervais Rakotoarimanana, ministre des Finances. Celui-ci a su tenir tête à ses supérieurs hiérarchiques et à leurs valets durant sa présence à Antaninarenina. Vonintsalama Andriambololona, actuelle ministre des Finances, aurait eu certainement sa dose, même pire, concernant cette affaire. Sentant le vent tourner, le régime a fait passer urgemment en Conseil des ministres la validation de ce prêt. C’est en effet l’une des grandes décisions prises par le défunt Gouvernement de Mahafaly Olivier Solonandrasana à quelques jours de sa mort certaine.

Avec les différences de la somme contractée et obtenue auprès de l’Eximbank et celle à utiliser réellement sur terrain, un parti politique aura de quoi à matelasser ses propagandes sur le dos des contribuables.

La Rédaction

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Editorial

  • Flou déroutant !
    Pour des raisons qui restent à définir sinon à  éclaircir, la CENI s’entête à œuvrer dans un cadre embrouilliaminique. Le manque de visibilité dans lequel les travaux relatif aux décomptages et aux traitements des voix issues de l’élection présidentielle du 7 novembre 2018 s’effectuent, irrite les esprits. L’entêtement de l’équipe du Maitre Hery Rakotoarimanana à continuer de publier des contestés déconcertent plus d’un. Elle juge inappropriée la requête des proches collaborateurs de certains candidats, entre autres ceux du MAPAR d’Andry Nirina Rajoelina, de revoir le mécanisme de traitement des procès-verbaux (P.V.) émanant directement des Bureaux de vote (B.V.). Les décalages sont flagrants ! Il se trouve que le candidat n° 13 soit  le plus perdant dans cet imbroglio. Mais en fin de compte, la majorité des candidats se sentent tous lésés à travers ce mic-mac. Mais, la CENI ne veut rien en savoir ! 

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