Publié dans Politique

Gouvernement Ntsay - Hery Rajaonarimampianina veut garder ses pions

Publié le dimanche, 10 juin 2018

Le rendez - vous des 73 députés avec ses sympathisants devant le parvis de l'Hôtel de ville Analakely a été particulier samedi dernier. La formation du nouveau Gouvernement était au cœur des interventions. Une étape difficile qui fait monter l'angoisse chez les partisans du « 13 Mai ». Dans son discours, la députée Hanitra Razafimanantsoa a révélé l'existence des pressions du côté d'Iavoloha pour faire revenir en force les ministres HVM au sein du nouveau Gouvernement.

« Le Président de la République est l'unique obstacle dans la formation du Gouvernement en faisant fi de la décision de la Haute Cour constitutionnelle », selon elle. A entendre cette parlementaire, le Président boude encore la prérogative de sélection et de nomination des ministres du futur Gouvernement. Ce qui est contraire à la décision de la HCC qui énonce clairement dans son article 6 que « le Président de la République nomme les ministres sur proposition du Premier ministre, dans un délai de sept (07) jours pour compter de la nomination du Premier ministre, conformément aux dispositions de l'article 54 de la Constitution  et aux termes de l'Avis n°01-HCC/AV du 17 février 2014 portant interprétation des dispositions de l'article 54 de la Constitution et sur la base de l'Arrêt n°11-CES/AR.14 du 06 février 2014 portant proclamation officielle des résultats définitifs des élections législatives de la 4e République ».
Inévitable
Cette députée constate également une faille dans la décision des juges d'Ambohidahy qui est contraire à la pratique courante. « Dans un pays démocratique, la nomination des ministres revient exclusivement au Premier ministre. Les partis politiques proposent des noms et débattre sur les noms qui conviennent ou pas n'est nullement du ressort du Président », explique - t - elle avant de poursuivre que « il n'est pas acceptable qu'un grand nombre de HVM puisse encore faire partie du nouveau Gouvernement ». Le nouveau locataire de Mahazoarivo voit ainsi sa marge de manœuvre limitée. Force est de constater que la présence  de ministres HVM pourrait être inévitable, mais pour un « moindre mal », leurs postes seraient limités. Les députés insistent également sur le fait que les ministères de souveraineté doivent revenir aux formations politiques en position de force au sein de l'Assemblée nationale. Ce qui n'est pas le cas des pro  régimes.
Les parlementaires anticipent ainsi sur la réaction des partisans du « 13 Mai » si jamais la formation du Gouvernement va à l'encontre de la décision de la HCC. En outre, il est certain que quelques- uns des 73 députés intègreront la nouvelle équipe de Ntsay Christian. Sauf changement, les noms seront connus ce jour.
S.R.

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Editorial

  • Au boulot !
    Et maintenant, au travail. Sauf quelques rares exceptions, tous les Départements ministériels ont effectué les passations de service nécessaires pour que les nouveaux désignés puissent entrer en fonction. Certes, pour certains cas à problèmes dont on connait les raisons, les syndicats suivis de l'ensemble du Personnel du ministère concerné ne baissèrent pas les bras. En fait, il s'agit pour la plupart des « nouveaux-anciens » patrons ou des redoublants dont la réputation fait honte à l'intégrité et à la crédibilité de la haute charge de l'Etat. Leur présence effective au nouveau Gouvernement viole la teneur de la Décision du 25 mai de la HCC.

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