Publié dans Politique

Ministère de la Communication - Riana Andriamandavy VII, l'indésirable

Publié le mardi, 12 juin 2018

Au sein de la profession, la nomination du sénateur Riana Andriamandavy VII au poste de ministre de la Communication n'est rien d'autres  qu'une provocation à l'endroit des journalistes. L'homme n'a en effet, ni l'expérience, ni les compétences encore moins la vocation à occuper cette fonction. Ce n'est guère flatteur pour l'intéressé, mais tout se passe comme si on avait choisi le plus médiocre et le plus inadapté des candidatures pour ce ministère pourtant de premier plan. S'il était habité ne serait-ce qu'un minimum de bon sens, ce caméléon politique ferait mieux cette fois-ci de décliner l'offre qui lui a été faite.

Mais s'il est peu probable que Riana Andriamandavy VII pourrait renoncer à siéger à Nanisana, la question se pose en ce qui concerne celui qui a eu l'idée saugrenue de le proposer à ce poste de ministre de la Communication, comme à n'importe quel poste ministériel d'ailleurs.  Avait-il toute sa tête au moment de faire son choix ? Car il faut savoir que n'importe quel décideur un tant soit peu perspicace, vu les antécédents du personnage, l'aurait écarté du casting où, d'ailleurs, il n'aurait jamais dû figurer.
Outre ses retournements de veste éhontés à chaque changement de régime, l'individu s'est illustré ces derniers mois par ses interventions intempestives dans les affaires judiciaires impliquant sa belle-sœur Claudine Razaimamonjy. Appel à des « gros bras » pour assiéger et caillasser les locaux du BIANCO où cette dernière était auditionnée; guet devant la chambre d'hôpital de la vraie-fausse malade afin d'empêcher les autorités de vérifier sa présence ; menace de mort à l'encontre de la présidente du Syndicat des magistrats de Madagascar,… Autant de faits d'arme qui devraient mener le concerné sur le banc des accusés si l'on était réellement dans un Etat de droit mais l'on sait ce qu'il en est jusqu'ici. Dans tous les cas, cette mauvaise image aurait dû justifier à ce que Riana Andriamandavy VII se fasse tout petit afin de se faire oublier jusqu'à ce que les choses se tassent. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître cependant, le HVM a au contraire choisi de le mettre au devant de la scène, et dans le domaine médiatique justement.
Quoi qu'il en soit, le monde de la presse dans son ensemble est unanime à dire que c'est une insulte à son endroit que de mettre un personnage avec une telle réputation sulfureuse à la tête  du département appelé à réguler la profession. Si l'on voulait déclarer la guerre aux gens de la presse, on n'aurait pas agi autrement. Les journalistes pour leur part lancent un appel pour un rassemblent à la stèle de l'Ordre des journalistes de Madagascar demain à treize heures, afin de manifester leur colère face à ce véritable foutage de gueule du HVM ?
La Rédaction

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Editorial

  • Servir et non se faire servir !
    En tant que présidente de l'Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, magistrate et députée d'Ambatofinandrahana, pour un second mandat de son état, mit le point sur le « i » dès l'entame de la mandature des nouveaux élus à Tsimbazaza. Face aux comportements qui frisent l'indélicatesse de certains élu(e)s et qui défrayent la chronique, Mme Razanamahasoa tient à préciser qu'un député en tant que représentant(e) du peuple a été élu pour servir les intérêts du « vahoaka » qu'il est censée représenter et non se faire servir comme un prince.

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