Publié dans Politique

Sortie de crise définitive - Place aux élections

Publié le mardi, 12 juin 2018

Après de rudes marchandages et d'intenses tractations en haut lieu, le nouveau Gouvernement est désormais en place. Outre les urgences telles que la lutte contre la sécurité, ce Gouvernement où cohabitent les entités politiques est particulièrement attendu sur un point en particulier, celui de l'élection présidentielle anticipée. 

Une semaine après la nomination du nouveau Premier ministre Christian Ntsay, les membres du nouveau Gouvernement ont été nommés lundi dans la soirée, par la Présidence de la République de Madagascar. Et ce, en application de la décision de la Haute Cour constitutionnelle du 25 mai dernier. Composé de trente ministres issus en grande partie du HVM et de quelques ministres issus du TIM et du MAPAR, ce nouveau Gouvernement, critiqué pour sa composition, permettra d'aller vers l'élection présidentielle anticipée.
Le staff gouvernemental sera en effet surtout chargé de la publication de la date et de l'organisation de l'élection présidentielle anticipée cette année. C'est la prochaine étape du processus de sortie de crise préconisé par la Haute Cour constitutionnelle. Dans l'article 8 de sa Décision du 25 mai dernier, la HCC dispose effectivement que : « Le Gouvernement de consensus mis en place arrête avec la CENI, l'organisation d'une élection anticipée durant la saison sèche au cours de cette année 2018 ». Le même article prescrit que cette élection aura lieu « sous réserve des possibilités techniques, matérielles et financières réelles assurant des élections libres, honnêtes et transparentes ».
Une rencontre entre le nouveau Gouvernement et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) devra avoir lieu dans le courant de la semaine, selon une source informée auprès de l'organe d'Alarobia.Lors de la passation de pouvoir avec son prédécesseur, le mardi 5 juin, le Premier ministre Christian Ntsay avait assuré que les élections seront sa priorité. Le numéro deux de l'Exécutif a indiqué qu' « il faut traduire notre volonté en action et publier les textes relatifs aux élections, en particulier, arrêter la date précise pour la tenue de celles-ci ».  Ce scrutin qui doit être inclusif, transparent et dont les résultats doivent être acceptés par tous, aura lieu « selon le cadre légal qui est déjà circonscrit par la HCC » , avait précisé le Premier ministre, sans pour autant délivrer de date précise.
L'actuelle CENI devrait être investie d'un nouveau mandat pour organiser ces élections. Dans une tentative de sortir de la crise, cette dernière avait proposé d'anticiper la date de la présidentielle. Elle pourrait avoir lieu dès le 29 août au lieu du 28 novembre comme prévu initialement. Etant donné que les nouvelles lois organiques prévoient un délai de vigueur de quatre-vingt dix jours pour la convocation du collège électoral. En outre, les questions relatives au budget se poseraient aussi.  Le Chef de l'Etat Hery Rajaonarimampianina, dont la démission est réclamée par les députés membres du « mouvement pour le changement », s'il
souhaite candidater à cette élection devra déposer sa démission deux mois avant, conformément aux prescrits constitutionnels.
La Rédaction

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Editorial

  • HVM, que reste-t-il ?
    Alors que toutes les formations politiques, du moins celles dignes de leur stature, resserrent les rangs pour affronter la course en vue de la magistrature suprême, le parti du Président démissionnaire Hery Rajaonarimampianina s’effrite. Le parti au pouvoir va en ordre dispersé.  Les démissions se succèdent. Une défection cache une autre ! A ce rythme, le parti présidentiel, une formation politique, sûre de sa puissance, à  l’époque, et qui défiait avec un certain orgueil et d’une fierté, mal placée, les autres serait d’ici peu une carcasse d’ossements, sans âme, ni corps,  l’ombre de lui-même ! Les « départs définitifs » se poursuivent. Et la liste n’est pas exhaustive !

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