Publié dans Politique

Choix de ministres HVM indésirables - Peaux de banane de Rajaonarimampianina contre Ntsay Christian

Publié le dimanche, 17 juin 2018

Riana Andriamandavy VII, Maharanty Jean de Dieu,  Henri Rabary-Njaka, Rasolofonirina Beni Xavier, Andriambololona Sehenosoa, Rasoazananera Marie Monique…On aura remarqué que les personnalités HVM qui ont été avancées par le Président de la République pour siéger dans le Gouvernement Ntsay Christian ne sont autres que celles qui ont été les plus honnies du moment. Tout se passe comme si Hery Rajaonarimampianina, dans son casting, a sciemment choisi ses plus mauvais éléments, ceux qui sont les plus aptes à provoquer une réaction négative généralisée et ce, en vue d’entretenir, voire attiser  la crise actuelle. 

Il faut savoir en effet que, si selon la Constitution, c’est le Premier ministre qui devrait proposer les noms des candidats-ministres et c’est le Chef de l’Etat qui les nomme, c’est plutôt le contraire qui s’est produit lors de la dernière formation du Gouvernement, du moins en ce qui concerne les ministres issus du camp du HVM.  Et dans cet exercice, bien que ce parti présidentiel compte dans ses rangs des personnalités de loin moins controversées, lesquelles auraient très bien pu être tolérées par l’opinion publique, le Président de la République a sciemment choisi de piocher en partant du bas du tableau, c’est-à-dire parmi des personnalités les plus contestées de son camp. Un drôle de casting qui n’a d’autres buts que de mettre du plomb dans l’aile de l’actuelle équipe gouvernementale et de conduire le Premier ministre Ntsay Christian vers un échec retentissant. Ce qui éclaboussera dans la même foulée le MAPAR duquel ce dernier est issu, ainsi que bien évidemment, le fondateur de cette plateforme.

 

 S’assurer une retraite dorée ?

 D’aucuns pourraient s’interroger sur ce que pourraient bien être les motifs d’un tel sabordage qui, de prime abord, jouera également contre son auteur. Du moins dans une certaine mesure. La stratégie est cependant des plus machiavéliques lorsque l’on sait que, selon des indiscrétions, l’actuel Président de la République envisagerait sérieusement de ne pas se porter candidat à sa propre succession. L’homme chuchote-t-on, préfèrerait terminer son mandat et profiter au maximum des quelques mois qui restent de son quinquennat, plutôt que d’affronter l’épreuve des urnes qui, définitivement, lui est défavorable. Et dans cette perspective, si la cote de popularité sera désormais le cadet des soucis de Hery Rajaonarimampianina, par contre, elle sera un réel souci pour les chefs politiques ayant participé à un Gouvernement qui porte la lourde responsabilité d’une transition 

chaotique. Le problème se posera notamment pour Andry Rajoelina qui a  proposé l’actuel Premier ministre. Le point commun des ministres cités en début d’article est qu’ils avaient été au centre de contestations virulentes au sein de leurs départements respectifs ou pour l’un d’eux (Riana Andriamandavy VII) de vives polémiques sur son passé plus ou moins proche. Dès lors, il est difficile de ne pas voir dans leur nomination ou reconduction,  une intention de perpétuer, voire d’exacerber davantage les mécontentements.  A l’exception cependant du cas de Henri Rabary-Njaka dont la mission auprès du très pourvoyeur de recettes qu’est le ministère de l’Energie et des mines semble relever de considérations plus financières que purement politiques. Pour s’assurer une retraite encore plus dorée, par exemple…

La Rédaction

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Editorial

  • Quel message !
    100 ans ! S’il était encore resté vivant, parmi les siens, Madiba aurait 100 ans mercredi dernier. En effet, Nelson Rolihlahla Mandela, de son vrai nom, est né le 18 juillet 1918 à Mvezo, dans la province de Cap et mort à l’âge de 95 ans, le 5 décembre 2013 à Johannesburg, Afrique du Sud.Faisant partie d’une rare élite noire dans une République sud-africaine (RSA) ségrégationniste, dirigée d’une main de fer par les Blancs, Nelson Mandela, avocat de son état, s’engagea dès son jeune âge dans la lutte contre toutes formes d’injustice, d’inégalité et de non-respect des droits humains. Il fonçait tout droit dans la bataille, parfois armée, contre la politique de ségrégation raciale appliquée par les tenants du pouvoir.

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