Publié dans Politique

Andry Rajoelina - « La nomination des ministres autres que MAPAR et TIM était à notre insu »

Publié le dimanche, 17 juin 2018

Une semaine après la formation du nouveau Gouvernement dirigé par le Premier ministre de consensus, Christian Ntsay, l'ancien président de la Transition, Andry Rajoelina est sorti de son silence. A travers une émission spéciale diffusée dans plusieurs chaînes privées hier, l'ex - homme fort du régime transitoire répond aux questions des journalistes en mettant les points sur les « i » concernant plusieurs sujets concernant le contexte politique dont la récente nomination du patron de la Primature et la mise en place du Gouvernement. Il a abordé le sujet épineux qui continue d'alimenter la tension politique dans le pays : la formation du Gouvernement dont le retour en force des ministres HVM qui a suscité une réaction très négative chez les manifestants sur la place du 13 Mai.

« J'ai entendu la colère et la déception de la majorité des gens concernant le Gouvernement et principalement les ministres HVM. L'appréhension est légitime puisque les hommes aux cravates bleues  sont toujours nombreux », a déclaré le leader du MAPAR. Et d'expliquer que la formation du Gouvernement s'est faite dans un délai très limité. « En effet, la proposition devait normalement revenir au Premier ministre. Le MAPAR a envoyé ses propositions au Président sur une liste suivant une clé de répartition précise. Le lundi matin à 9h, la liste comportant tous les noms des membres du Gouvernement devait être entre les mains du PM mais ce ne fut pas le cas jusqu'à 14h. Le PM a donc dû aller au Palais d'Iavoloha car la formation du Gouvernement était prévue se faire à 15h. Ni moi, ni le PM n'étions informés concernant les autres personnes qui devaient composer le Gouvernement en dehors du MAPAR et le TIM», explique - t -il. Il déplore ainsi une énième violation de la parole donnée qui est devenue une pratique courante chez les tenants du régime.
Pas d'accord politique
Concernant la nomination du Premier ministre qui a semé la confusion au sein des partisans des 73 députés, Andry Rajoelina revient sur la décision n°18-HCC/D3 de la Haute Cour Constitutionnelle en date du 25 mai dernier. « Bien que cette décision ne soit pas entièrement satisfaisante, elle doit néanmoins être exécutée », souligne - t - il avant d'insister sur l'article 54 cité en référence par les juges constitutionnels pour la nomination du Premier ministre. Il confirme ainsi que « le nom de Christian Ntsay a été proposé par le MAPAR. J'ai signé la proposition avec le soutien des députés ».
En réponse à la question sur l'existence d'un éventuel accord politique, Andry Rajoelina répond par le négatif tout en réfutant toute pression de la part de la Communauté internationale. Il soutient également que « la décision du MAPAR d'intégrer le Gouvernement n'est nullement motivée par la lutte pour les sièges (Ndlr : ady seza) car si ce fut le cas, ce Gouvernement n'aurait jamais pu voir le jour ». Il appelle ainsi à un dialogue entre les deux chefs de l'Exécutif pour « résoudre le problème une bonne fois pour toute » et donc de remplacer les ministres contestés.
Elections anticipées
Rappelons que lors de la dernière intervention du 23 mars dernier, Andry Rajoelina a interpellé l'opinion publique sur le danger des lois électorales. « Ce fut l'adoption au forcing de ces textes qui a poussé les députés à se mobiliser devant le parvis de l'Hôtel de ville le 21 avril », a - t - il indiqué. La position actuelle du président de l'Initiative pour l'Emergence de Madagascar (IEM) tend largement vers la tenue d'élections anticipées qui est préconisée par la HCC dans sa décision du 25 mai. Cette commission avait proposé plusieurs dates dont celle du 29 août prochain qui « Il faut respecter la loi et il faut qu'on donne une autre image de Madagascar dans le monde entier, une image autre que la crise. Les Malagasy ne méritent plus la moindre crise ».
Laisser au peuple le droit de choisir librement pour que l'élection de celui qui dirigera le pays ne s'effectue pas par un vote par procuration. En attendant la fixation du calendrier électoral, Andry Rajoelina prévoit une nouvelle tournée dans le pays pour faire connaître son Initiative pour l'Emergence de Madagascar dans les quatre coins de l'île et écouter les desiderata de la population.
Sandra R.

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Editorial

  • Quel message !
    100 ans ! S’il était encore resté vivant, parmi les siens, Madiba aurait 100 ans mercredi dernier. En effet, Nelson Rolihlahla Mandela, de son vrai nom, est né le 18 juillet 1918 à Mvezo, dans la province de Cap et mort à l’âge de 95 ans, le 5 décembre 2013 à Johannesburg, Afrique du Sud.Faisant partie d’une rare élite noire dans une République sud-africaine (RSA) ségrégationniste, dirigée d’une main de fer par les Blancs, Nelson Mandela, avocat de son état, s’engagea dès son jeune âge dans la lutte contre toutes formes d’injustice, d’inégalité et de non-respect des droits humains. Il fonçait tout droit dans la bataille, parfois armée, contre la politique de ségrégation raciale appliquée par les tenants du pouvoir.

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