Publié dans Politique

Elections anticipées - Une obligation et non une option !

Publié le mardi, 19 juin 2018

La tenue des élections présidentielles avant la date déterminée par la Constitution de la IVe République fait suite au verdict de la Haute Cour constitutionnelle (HCC). Rendu après la demande de déchéance déposée par le collectif des 73 députés pour le changement à l’endroit du Président de la République, Hery Rajaoanarimampianina. Du fait que celui-ci n’a pas mis en place dans le délai prescrit par la Constitution, la Haute Cour de justice, il a été condamné par la HCC qui au lieu de le démettre de ses fonctions  lui a été une fois de plus clément en lui ordonnant d’avancer les élections présidentielles.

La HCC a d’ailleurs spécifié dans son explication que ces mesures, entre autres la dissolution du Gouvernement  etc… font suite au statut de « Président sanctionné » de Rajaonarimampianina. De ces explications, il n’y a pas lieu de tergiverser, la tenue des élections anticipées est ainsi une obligation et non une option. Bref, c’est une sanction envers un fautif qui, dans les films western, est enrobé de goudron et plumé au lieu d’être pendu. Alors que la HCC a été clémente envers le « coupable », les proches de ce dernier cherchent encore les moyens pour contourner cette décision judiciaire. D’autres membres de la clique du régime, pour leur part, proposent même de la tenue d’un référendum ou d’un forum national avant de passer aux élections présidentielles. Ces politiciens en quête de fauteuils, faute de pouvoir se mesurer dans les élections étant donné qu’ils sont dans la majorité des mercenaires politiques, semblent avoir la mémoire courte. Dans l’histoire de Madagascar, des forums nationaux ont été organisés dans le but d’éviter  à jamais le retour de la crise d’un côté et d’élaborer une Constitution acceptée par tous de l’autre. Zaikabe à la veille de la crise de mai 1972, forum national dans la période de « Ento miakatra ity firenena ity » en 1991 et bien d’autres en cours de route, mais le résultat est toujours le même. « Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise Constitution, tout repose sur son application par les dirigeants ». Après 58 années d’indépendance, Madagascar est déjà à sa 4e République, ce qui veut tout simplement dire que la Grande île a changé quatre fois de Constitution depuis 1960, soit une tous les 10 ans.
Le fait d’évoquer un référendum ou de forum n’est ainsi que diversion et manœuvre dilatoire pour que les élections présidentielles anticipées deviennent une option et non une obligation qui s’apparente à une condamnation…
La rédaction

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Tournée IEM dans la SAVA - Andry Rajoelina répond à ses détracteurs
  • Manifestation des enseignants - Le Premier ministre voit des dessous politiques
  • Présidentielle et législatives - Le HVM en ordre dispersé
  • Mouvement « Fanarenana ifotony » - Des réunions douteuses dans les Fokontany
  • Maître Willy - Razafinjatovo alias Olala « Le HVM veut me faire taire »
  • Election présidentielle - Les appels à la candidature d’Andry Rajoelina se multiplient
  • Journée internationale - Nelson Mandela L’amnésie du président Hery Rajaonarimampianina
  • Revendications syndicales - Christian Ntsay interpelle ses ministres
  • Soupçons de corruption à Tsimbazaza - 7 députés encourent une arrestation
  • Période électorale - Vers un verrouillage à double tour de la RNM et TVM

Editorial

  • Quel message !
    100 ans ! S’il était encore resté vivant, parmi les siens, Madiba aurait 100 ans mercredi dernier. En effet, Nelson Rolihlahla Mandela, de son vrai nom, est né le 18 juillet 1918 à Mvezo, dans la province de Cap et mort à l’âge de 95 ans, le 5 décembre 2013 à Johannesburg, Afrique du Sud.Faisant partie d’une rare élite noire dans une République sud-africaine (RSA) ségrégationniste, dirigée d’une main de fer par les Blancs, Nelson Mandela, avocat de son état, s’engagea dès son jeune âge dans la lutte contre toutes formes d’injustice, d’inégalité et de non-respect des droits humains. Il fonçait tout droit dans la bataille, parfois armée, contre la politique de ségrégation raciale appliquée par les tenants du pouvoir.

A bout portant

AutoDiff