Publié dans Politique

Patrimoine de l’Etat - Le HVM fait sa braderie

Publié le lundi, 09 juillet 2018

La grande promotion à la braderie du régime HVM. Harilala Ramanantsoa, gérante de Madavision et initiatrice de l’événement commercial, « la grande braderie de Madagascar » ne fera pas mieux que le régime HVM dans le domaine de la vente au rabais. Il n’y a pas photo entre les 15% de réduction exigée à la grande braderie de Madagascar et les 100% proposés par le régime HVM aux opérateurs économiques, dans la plupart des cas des indo- pakistanais, qui lui ont susurré les bonnes affaires à réaliser ensemble. La villa Elisabeth cédée, certes au temps de Reboza Julien, mais la finalisation de la vente à un particulier, de surcroît un escroc recherché actuellement par la police, s’est faite au temps d’un ministre HVM. Bien qu’un comité interministériel ait été mis en place dans le but de récupérer le bien de l’Etat, passé entre-temps dans les mains d’un indopaskitanais proche du régime, l’affaire semble au point mort pour ne pas dire classée sans suite. Le promoteur indo pakistanais réputé par sa boulimie sans fin a esté l’Etat en justice et selon les indiscrétions, aurait remporté la première partie de la bataille judiciaire.

Et comme l’adversaire pourrait ne plus continuer le combat, faute de volonté manifeste, le sort de la villa Elisabeth, demeure du défunt Président de la République Zafy Albert,  semble scellé à jamais. Elle a été acquise  à un prix défiant toute concurrence de 1.000 Ar le m2 alors que dans cette zone, le m2 du terrain se négocie à 400.000 Ar voire plus. Une très bonne affaire qui sent la corruption à  mille lieues.

Et voilà qu’une autre affaire fait actuellement la une des journaux et les réseaux sociaux. Il s’agit de la vente du CEG Analamahitsy également à un indopakistanais. Et le nom de l’acquéreur de la villa Elisabeth est murmuré sur toutes les lèvres des observateurs. Après avoir mis dans sa poche une propriété à Ivandry, il passe juste à côté à Analamahitsy pour élargir son empire. Pour l’instant, rien n’est encore officiel. Des sources avancent qu’il s’agit plutôt d’un partenariat pour la construction d’un nouveau CEG juste à proximité de l’ancien. Dans ce cas, quelle est la destinée du terrain ainsi que du bâtiment.

 Dans cette affaire du CEG Analamahitsy, le terrain appartient à la Commune urbaine d’Antananarivo ( CUA) et le bâtiment au Ministère de l’Education nationale (MEN). A la mairie de la capitale, les proches de la mairesse nient l’existence de la vente du terrain. Un membre du conseil municipal affirme qu’il n’est pas au courant et précise que toute cessation d’un terrain, signature d’une convention ou partenariat avec des entités privées ou publiques, doivent être présentés devant le conseil municipal et avoir son autorisation. Or, selon ses dires, la vente de ce terrain du CEG Analamahitsy n’a  jamais figuré dans la délibération du conseil municipal.  Au niveau du MEN, c’est toujours le silence complet alors que c’est le  nouveau ministre, Horace Gatien qui aurait signé la note explicative de la vente dudit terrain. Rapide, très rapide dans l’expédition des affaires courantes, le successeur de Paul Rabary le serait ainsi. Les proches collaborateurs de ce dernier jurent de leur côté que leur ancien patron n’a rien à voir dans cette affaire dans la mesure où il était toujours contre toute vente du patrimoine du ministère. « Il se pourrait que des ripoux au sein du ministère aient attendu le départ de Paul Rabary pour présenter au nouveau ministre cette affreuse affaire », note un subalterne de l’ancien ministre de l’Education nationale qui veut garder l’anonymat….

Quoi qu’il en soit, ces ventes des biens de l’Etat portent les marques indélébiles du régime HVM.  Dans sa gestion opaque des affaires publiques, celui-ci fait le bonheur des affairistes indo -pakistanais qui, en sentant l’odeur de l’argent, agissent sans états d’âme …

  La rédaction

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Editorial

  • Coudées franches.
    Réunie en séance privée dans la matinée du mercredi 13 février 2019, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) déclara conforme à la Constitution la loi 2019-001 autorisant le président de la République à légiférer en lieu et place du Parlement, et pour cela, dans un cadre bien déterminé pour  un temps limité. Rappel, le nouveau Chef d’Etat Rajoelina Andry Nirina, évitant tout risque d’un vide institutionnel pouvant bloquer les actions d’urgence du Gouvernement, soumit au Parlement une loi l’autorisant à légiférer par ordonnance en l’absence du parlement. Au final, les deux chambres ont voté la loi 2019-001 soumise par l’Exécutif. En effet, le 1 er février, l’Assemblée Nationale  l’adopta par une large majorité. Tandis que, le Sénat fit de même le 5 février. Ainsi, sollicitée par le président, pour le besoin du contrôle de constitutionnalité, la HCC décida la  conformité de la loi votée et prit le soin de délimiter le…

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