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Publié dans Politique

Secteur énergétique - Haro du SEFAFI sur les mauvaises pratiques

Publié le mercredi, 11 juillet 2018

Délaissé. Tel est le bilan de l’observatoire de la vie publique (SEFAFI) par rapport au secteur énergétique à Madagascar. De 1998 à 2018, le taux d’accès à l’électricité est passé de 11% à 15%. Une très faible évolution que le SEFAFI ne manque pas de relever. « Nous n’aurions donc progressé que de 4 points en 20 ans. Pourquoi ? Secteur stratégique s’il en est, le secteur de l’énergie en général et de l’électricité en particulier est peu analysé, et souffre d’une indifférence collective qui ne s’estompe passagèrement qu’à l’occasion d’un délestage ou de la hausse des prix du carburant », souligne l’observatoire dans une nouvelle déclaration publiée durant le week-end dernier. En comparaison avec les îles voisines telles que Maurice et les Seychelles où le taux d’électrification est quasiment de 100%, Madagascar est largement loin derrière. Parmi les facteurs de ce grand retard, le SEFAFI évoque l’absence de volonté politique.Dans le cadre de la mise en œuvre de la Nouvelle Politique Energétique (NPE), la loi n° 2017-020 portant Code de l’électricité à Madagascar a été promulguée le 10 avril dernier. L’objectif dudit code est, entre autres, d’accélérer l’accès de 70% des ménages malgaches à l’électricité d’ici 2030.  

 

Dans son analyse du texte, l’observatoire relève plusieurs innovations par rapport à la loi n° 98-032 : la fin d’une assimilation aux énergies thermiques les sources d’énergie renouvelables autres que l’hydroélectricité, l’allègement des procédures visant l’octroi des contrats de Concession et d’Autorisation, la création d’une Licence de Fourniture pour rendre le marché plus attractif pour les investisseurs, entre autres.

Impératif 

 En revanche, l’observatoire met un bémol par rapport aux pratiques du passé qui doivent être bannies. « L’existence d’un nouveau cadre juridique en accord avec la NPE et conforme à l’Objectif de développement durable n° 7 – Énergie propre et à un coût abordable – ne suffit pas : il risque de n’être qu’une coquille vide si les mauvaises habitudes persistent et si la gouvernance du secteur électricité ne s’améliore pas de façon drastique ».  

Pour le SEFAFI, se débarrasser des mauvaises pratiques dans la gestion de la société d’Etat JIRAMA constitue un impératif. 

« L’électricité a toujours été un jouet aux mains des politiques, un outil de propagande dont l’efficacité repose sur le fait qu’il demeure un produit de luxe pour la plupart des Malgaches - si tout le monde y avait accès, il ne serait plus si attrayant ! », interpelle l’observatoire. Il rappelle, sur cette lancée que, le droit à l’énergie est un droit fondamental, (...). Un appel à l’endroit des dirigeants est lancé pour qu’ils mettent tout en œuvre pour améliorer la situation.

  Recueillis par  S.R. 

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Editorial

  • De bons auspices
    Le régime IEM part d’un bon pied ! Sous une bonne étoile, Rajoelina semble débuter son pouvoir à la magistrature suprême du pays dans un cadre encourageant. Les signaux affichés sur le tableau de commande sont au vert pour ne pas le dire « à l’orange ». Tout commença par une élection présidentielle sans anicroche ni la moindre escarmouche. Une élection crédible et reconnue par …tous. Les deux finalistes, Rajoelina et Ravalomanana, après la proclamation des résultats définitifs par la HCC, se sont donné la main. Avec un score honorable et sans appel de 55,66 %, Andry Rajoelina gagna, haut la main, le scrutin. Et donc, une alternance par la voie royale des urnes et où la démocratie jouit de son plein droit. « Zandry Kely » se débarrassa définitivement de l’étoffe de « putschiste » qu’on lui avait taxé injustement depuis la Révolution Orange de 2009.  

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