Publié dans Politique

Grande Messe à Toamasina - Le Cardinal Tsarahazana crève l’abcès sur les mensonges d’Etat

Publié le dimanche, 15 juillet 2018

Sans détour. Le Cardinal Tsarahazana Désiré a de nouveau enfilé son costume de président du Conseil des Evêques de  Madagascar (CEM) hier durant la messe destinée à son accueil et son installation qui s’est tenue au stade Stella Maris de Toamasina. Durant son homélie, le nouveau Cardinal a réitéré les passages du verset biblique qu’il a spécialement choisi pour sa consécration. Il s’agit du Romain 12, 21 qui indique « ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien ». Sur cette lancée, il a adressé un message direct et pointu à l’endroit des dirigeants. « Si l’on appliquait à la lettre les valeurs chrétiennes et la crainte su Seigneur, Madagascar aurait déjà connu le développement. L’on n’ai pas Dieu tant qu’on n’aime pas le peuple et qu’on ne pense pas à lui », a soutenu l’archevêque de Toamasina. Et d’enfoncer le clou en affirmant que « lorsqu’on n’arrive pas à réaliser ses promesses, cela veut dire qu’on ment ». Des paroles sans ambigüité qui rappelle les nombreuses interpellations des Evêques à l’endroit du régime en place.


Il a également parlé des conséquences de l’égoïsme qui est une triste réalité dans le pays, selon son constat. Avant de poursuivre que « le recours à la violence est trop fréquent. Nous, Malagasy, devrions changer de mentalité pour éviter que la corruption ne devienne monnaie courante ». Il a pris un exemple courant lors de la préparation des papiers administratifs et l’obligation de donner un pot de vin pour pouvoir obtenir une faveur. Il a également soutenu que Dieu ne laissera pas son peuple souffrir dans l’indifférence tout en appelant les dirigeants à la prise de conscience.
Un accueil spécial pour Andry Rajoelina
La cérémonie d’ hier a été une nouvelle fois, le théâtre d’un duel politique à distance entre l’ancien président de la Transition Andry Rajoelina et le Président Hery Rajaonarimampianina comme ce fut le cas il y a quelques semaines à Vohipeno. Seule différence, les deux hommes sont venus avec leurs épouses respectives. Durant la série d’allocution destinée aux remerciements des invités, l’évocation du nom l’ancien président de la Transition, Andry Rajoelina a suscité un déchainement d’applaudissement auprès de l’assistance. Par la suite, le leader du MAPAR et son épouse Mialy Rajoelina ont pu profiter d’un bain de foule devant des personnes enthousiastes venues à sa rencontre. Comme lors de la cérémonie de béatification du bienheureux Ramose Botovasoa à Vohipeno, le Président Hery Rajaonarimampianina n’a pas eu la parole. Reste à savoir s’il en fera toute histoire comme ce fut le cas dans le fief des Antaimoro. Faut – il rappeler qu’après avoir été privé de discours, le locataire d’Iavoloha en a fait toute une histoire jusqu’à parler d’une entorse au protocole.
S.R.

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Editorial

  • L'indomptable !
    On la croyait écrasée, non il n'en est rien. Elle est toujours là ! Elle réapparait et menace de sévir. La peste, car il s'agit d'elle, persiste et signe. Cette maladie causée par la bactérie du nom de « Persinia Pestis » demeure l'indomptable ennemie à Madagascar. Obnubilé par les interminables comptages de voix, le pays tout entier semble ignorer qu'une maladie est en train de faire parler d'elle de... nouveau. Eclipsée par l'ambiance électrique électorale, la peste refait discrètement surface et risque de faire des ravages au cas où des mesures draconiennes ne seraient pas prises illico. La publication des résultats du scrutin du 7 novembre prend trop de temps. Une lenteur légendaire qui irrite certains états-majors politiques. Une lenteur qui soulève des vagues auprès de l'opinion.

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