Publié dans Politique

Période électorale - Vers un verrouillage à double tour de la RNM et TVM

Publié le lundi, 16 juillet 2018

Médias publics dites - vous ? Cette appellation, déjà quasi - ironique, perdra un peu plus de son sens au fur et à mesure que l'élection présidentielle approche. Si dans sa définition initiale, les médias publics ont pour première mission de servir le public, c'est-à-dire les contribuables, la réalité est tout autre. Comme ce fut toujours le cas, les portes de la RNM (Radio Nationale Malagasy) et la TVM (Televiziona Malagasy), qui font un semblant d'ouverture depuis la manifestation des députés pour le changement, pourraient de nouveau être fermées à toute information autre que celle du régime. En tout cas, les prémices d'une censure commencent à se faire sentir de plus en plus.

La retransmission en direct de la cérémonie de réception officielle du Cardinal Tsarahazana Désiré à Toamasina, dimanche dernier, en est la preuve vivante. Plusieurs spectateurs ont, en effet, pu remarquer la velléité de la chaîne publique à occulter toute image de l'ancien président de la Transition Andry Rajoelina et son épouse. Durant toute la messe, les cameramen de la TVM ont pris toutes les précautions pour détourner leur objectif du couple Rajoelina.  Une censure volontaire qui, selon les indiscrétions, aurait été dictée par des consignes en haut lieu. Du coup, la TVM orientait à longueur de temps ses caméras vers la foule, les Evêques et le couple Rajaonarimampianina.
Acharnement
Des coups bas flagrants alors que le coup d'envoi de la campagne présidentielle n'a pas encore été donné d'autant plus que le leader du MAPAR n'a même pas encore annoncé sa candidature pour la course à la magistrature suprême. Cette censure en image n'a pas suffi, le lendemain la TVM, dans son journal du matin, a de nouveau émis des critiques à l'encontre de l'ex - homme fort de la Transition. Pourtant, Andry Rajoelina n'a fait que répondre aux sollicitations de la foule qui voulait venir à sa rencontre sans s'être livré à la moindre provocation. Avec autant de critiques, la chaîne nationale s'est unie d'une même voix qu'une autre station privée appartenant à un proche conseiller d'Iavoloha. Une mauvaise foi considérée comme inappropriée en pareille occasion religieuse.
Il est donc sûr que les autres candidats considérés comme redoutable pour le HVM subiront le même acharnement pendant les élections. Cela explique également la mission du nouveau ministre de la Communication Riana Andriamandavy VII qui, désormais, est de plus en plus claire. L'ancien sénateur, qui n'appartient d'ailleurs pas au corps des journalistes, se chargera d'un verrouillage à double tour de la RNM et de la TVM au profit du ou des candidats du HVM. Après avoir tenté le forcing  pour imposer une campagne des candidats aux médias privés à travers les lois électorales, voilà que le HVM renoue de plus belle avec la censure !
La Rédaction

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Trafic à la douane - Mbola Rajaonah interdit de sortie du territoire
  • Représentant auprès de la CENI - Le camp Rajoelina plie bagage
  • Haingo Rasolofonjoa - « Il faut préserver avant tout la paix sociale dans ce contexte difficile »
  • District de Tsaratanana - Un kidnappeur notoire éliminé
  • Distribution d’argent - Démenti formel des Ampanjaka
  • Traitement des résultats de l’élection présidentielle - La CENI suscite la méfiance
  • Accusations de corruption - La CENI répond au camp Ravalomanana
  • Election présidentielle - Andry Rajoelina number 1 dans la majorité des Régions
  • Panique post-électorale - Ravalomanana enchaine les violations de la loi !
  • Election présidentielle - La communauté internationale appelle à la retenue les candidats n° 12 et n° 25

Editorial

  • L'indomptable !
    On la croyait écrasée, non il n'en est rien. Elle est toujours là ! Elle réapparait et menace de sévir. La peste, car il s'agit d'elle, persiste et signe. Cette maladie causée par la bactérie du nom de « Persinia Pestis » demeure l'indomptable ennemie à Madagascar. Obnubilé par les interminables comptages de voix, le pays tout entier semble ignorer qu'une maladie est en train de faire parler d'elle de... nouveau. Eclipsée par l'ambiance électrique électorale, la peste refait discrètement surface et risque de faire des ravages au cas où des mesures draconiennes ne seraient pas prises illico. La publication des résultats du scrutin du 7 novembre prend trop de temps. Une lenteur légendaire qui irrite certains états-majors politiques. Une lenteur qui soulève des vagues auprès de l'opinion.

A bout portant

AutoDiff