Publié dans Politique

Soupçons de corruption à Tsimbazaza - 7 députés encourent une arrestation

Publié le mardi, 17 juillet 2018

Sept députés ont intérêt à se présenter devant les éléments du Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO) à Ambohibao s'ils ne veulent pas subir l'humiliation d'être cueillis en plein jour.
Suite à la plainte déposée par les députés du TIM et du MAPAR due à une suspicion de corruption dans le cadre des projets de lois organiques relatives aux élections, le Bianco a ouvert une enquête.

16 députés ont ainsi été convoqués, selon le directeur général du BIANCO Jean Louis Andriamifidy, hier au cours d'une interview en marge d'une signature de protocole d'accord entre le BIANCO et le Sampana fivondronana laika au niveau de la FJKM. 9 élus ont répondu à la convocation lancée par les agents du Bianco, précise le DG de l'organe sis à la villa La Piscine à Ambohibao.
En revanche, 7 députés soupçonnés dans cette affaire  n'ont pas répondu présent aux convocations envoyées. Ces parlementaires  dont les identités n'ont pas été divulguées pensent visiblement être en position de force et ont choisi d'ignorer la démarche du bureau d'Ambohibao.
Une nouvelle convocation devrait être envoyée à ces récalcitrants incessamment. Cependant, le directeur général du Bianco a laissé entendre que si  ces élus continuent de faire la sourde oreille, la Justice pourrait incessamment sortir un mandat d'amener et donc de les arrêter. « Nous ne voyons aucune raison de refuser nos convocations. Si les personnes convoquées n'ont rien à se reprocher, il est de leur devoir d'apporter des explications », soutient d'ailleurs le Dg du BIANCO Jean Louis Andriamifidy.
Lors du vote des lois électorales à Tsimbazaza en début de mois d'avril, des fortes rumeurs ont circulé selon lesquelles les 79 députés (qui ont voté les lois) auraient reçu 50 millions d'ariary chacun. Des informations qui font suite au confinement des ces députés à l'hôtel Paon d'Or d'Ivato les jours précédents le vote. Conclave durant lequel les députés avaient reçu la visite de plusieurs ministres du défunt Gouvernement Mahafaly Solonandrasana Olivier. A l'époque d'ailleurs, une vidéo montrant quelques députés dans une chambre, en train de distribuer de l'argent dans un carton, avait fait le tour des réseaux sociaux le jour même. Une vidéo qui  visiblement a été prise pour base d'enquête par le BIANCO.
 « En ce qui concerne la vidéo, tout le monde s'est accordé à dire qu'elle ne date pas de 2018 mais de 2016. Ceci dit, peu importe si elle date de 2016 ou de 2018, la vidéo montre des faits de corruption qu'il faut vérifier », a toutefois indiqué hier le Dg du BIANCO. Dans la foulée,
les parlementaires MAPAR, TIM et Indépendants avaient  déposé une plainte à Ambohibao pour dénoncer la corruption dans le cadre de l'adoption des lois électorales à Tsimbazaza.
D'après les précisions apportées par le magistrat Jean Louis Andriamifidy, les 16 députés convoqués font partie d'une première vague. Dépendamment de l'évolution du dossier, d'autres personnes pourraient être enquêtées. La question est de savoir si des ministres dont les visages ont été visibles au Paon d'Or d'Ivato seront également enquêtés par le BIANCO dans le cadre de cette affaire. Malgré le refus de coopérer des 7 députés, Ambohibao semble toutefois bien déterminé à aller jusqu'au bout de son investigation.
La rédaction

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Editorial

  • Coudées franches.
    Réunie en séance privée dans la matinée du mercredi 13 février 2019, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) déclara conforme à la Constitution la loi 2019-001 autorisant le président de la République à légiférer en lieu et place du Parlement, et pour cela, dans un cadre bien déterminé pour  un temps limité. Rappel, le nouveau Chef d’Etat Rajoelina Andry Nirina, évitant tout risque d’un vide institutionnel pouvant bloquer les actions d’urgence du Gouvernement, soumit au Parlement une loi l’autorisant à légiférer par ordonnance en l’absence du parlement. Au final, les deux chambres ont voté la loi 2019-001 soumise par l’Exécutif. En effet, le 1 er février, l’Assemblée Nationale  l’adopta par une large majorité. Tandis que, le Sénat fit de même le 5 février. Ainsi, sollicitée par le président, pour le besoin du contrôle de constitutionnalité, la HCC décida la  conformité de la loi votée et prit le soin de délimiter le…

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