Publié dans Politique

Revendications syndicales - Christian Ntsay interpelle ses ministres

Publié le mardi, 17 juillet 2018

Dialogue et apaisement dans les meilleurs délais. Tels sont les mots d’ordre du Premier ministre Christian Ntsay sur les revendications syndicales qui persistent ces derniers jours. Ce fut dans un communiqué hier que le  patron de la Primature a fait le tour d’horizon sur les revendications qui mettent à mal plusieurs départements ministériels dont celui de l’Education nationale, celui des Postes, des Télécommunications et du développement numérique, ainsi que celui de l’Agriculture.

Pour le cas du ministère de l’Education nationale, le numéro deux de l’Exécutif  a mis en garde contre « des manœuvres politiques avérées qui compromettent la légitimité des revendications des enseignants », tout en affirmant sa compréhension par rapport aux soucis d’une année blanche qui alarment les parents d’élèves.  La Primature rappelle également les 7 propositions  prises à l’issue d’une concertation du comité technique en charge d’étudier la faisabilité des revendications, et approuvées par le Gouvernement. Lesdites propositions qui se résument au paiement d’une indemnité de 25 000 ariary par enseignant à partir du mois d’octobre et qui sera majorée de la même somme en 2019 et du double en 2020. A cela s’ajoute le reclassement des sortants des Centres régionaux de l’Institut National de Formation Pédagogique (INFP) ainsi que l’augmentation de postes budgétaires pour le recrutement des enseignants FRAM en tant que fonctionnaires.
Les acteurs poussés au dialogue
Pour le cas du ministère des Postes, Christian Ntsay déplore le manque d’efforts de rapprochement et de dialogue entre les protagonistes c'est-à-dire les syndicalistes et le ministre Maharante Jean de Dieu. Par conséquent, le locataire de Mahazoarivo a initié un face à face entre les deux parties hier au Palais de la Primature. Une même rencontre entre les acteurs en conflit au sein  de l’Education nationale s’est déjà tenue avant  hier.  Une confrontation qui ne semble pas avoir satisfait les enseignants grévistes qui exigent une application immédiate de l’indemnité de 100 000 ariary sur leur bulletin de paiement. Pour sa part, le Premier ministre souligne que les impacts budgétaires de ces indemnités qui seront accordées aux enseignants de la fonction publique sont de l’ordre de 155 milliards d’ariary. Il a donc lancé un appel à la prise de conscience des enseignants pour la signature immédiate de la convention et la reprise des cours.
Sur cette lancée, il a interpellé les membres du Gouvernement ainsi que les représentants de l’Etat à tous les niveaux déconcentrés afin de déployer des efforts d’apaisement  à la fin de la première échéance électorale de l’année, le 7 novembre.
Sandra R.

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Editorial

  • Coudées franches.
    Réunie en séance privée dans la matinée du mercredi 13 février 2019, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) déclara conforme à la Constitution la loi 2019-001 autorisant le président de la République à légiférer en lieu et place du Parlement, et pour cela, dans un cadre bien déterminé pour  un temps limité. Rappel, le nouveau Chef d’Etat Rajoelina Andry Nirina, évitant tout risque d’un vide institutionnel pouvant bloquer les actions d’urgence du Gouvernement, soumit au Parlement une loi l’autorisant à légiférer par ordonnance en l’absence du parlement. Au final, les deux chambres ont voté la loi 2019-001 soumise par l’Exécutif. En effet, le 1 er février, l’Assemblée Nationale  l’adopta par une large majorité. Tandis que, le Sénat fit de même le 5 février. Ainsi, sollicitée par le président, pour le besoin du contrôle de constitutionnalité, la HCC décida la  conformité de la loi votée et prit le soin de délimiter le…

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