Publié dans Politique

Journée internationale - Nelson Mandela L’amnésie du président Hery Rajaonarimampianina

Publié le mercredi, 18 juillet 2018

Grosse erreur diplomatique. Nelson Madiba Mandela aurait fêté son 100e anniversaire hier s’il était encore vivant. Le centenaire de la naissance de l’icône vivante de la lutte pour la liberté a été célébré dans le monde entier. Pour le continent africain, l’événement a coïncidé avec l’ouverture du 20e Sommet du Marché commun de l’Afrique australe et orientale (COMESA) dont la présidence est assurée par le président Hery Rajaonarimampianina.
Il aurait pu être une occasion en or au locataire d’Iavoloha pour témoigner de sa pleine intégration dans la grande famille diplomatique africaine. La simple évocation du nom de ce grand homme de l’Afrique touche les cordes sensibles des habitants du continent. Mais le Chef d’Etat malagasy aurait peut-être été mal conseillé par ses affairistes conseillers. Il a raté la tribune du COMESA pour rendre hommage au plus célèbre personnage historique de l’Afrique.


 Complètement oublié
 Le président en exercice du COMESA a complètement oublié d’insérer dans son allocution, dont l’intégralité a été transmise à la presse, de mettre un accent sur le centième anniversaire du défunt président sud-africain. Pourtant, la consécration de la date du 18 juillet comme Journée internationale Nelson Mandela depuis 2010 relève de la déclaration onusienne. Le Président Hery Rajaonarimampianina a donc commis une grosse erreur diplomatique.
Sous d’autres cieux, des hauts responsables étatiques ont vanté les qualités de Nelson Mandela. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau en fait partie. Ci-après l’intégralité de sa déclaration à cette occasion : « Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale Nelson Mandela, nous nous joignons aux gens à travers le monde pour réfléchir à la vie et à l’héritage du révolutionnaire antiapartheid et ancien président de l’Afrique du Sud.
 Brutale oppression
 Alors que nous soulignons le centenaire de la naissance de Nelson Mandela, nous célébrons sa contribution à la paix et à la justice, en faisant écho à son appel pour l’égalité et la liberté. Nelson Mandela a consacré sa vie au mouvement de libération en Afrique du Sud. Face à la brutale oppression et à la profonde discrimination de l’apartheid, il était une voix inébranlable pour la justice. « En raison de ses efforts, il a passé 27 années en prison. Pendant ce temps, il y a amené la résistance, continuant de diriger le mouvement contre l’apartheid même en tant que prisonnier politique. Au moment de sa libération, il était déjà le symbole des mouvements de libération partout dans le monde. Grâce à son leadership, Nelson Mandela a joué un rôle déterminant pour mettre fin à l’apartheid ».
 Amitié historique
 « En 1993, il a reçu le prix Nobel de la paix en reconnaissance de son travail pour faire avancer les droits civils et jeter les bases de la nouvelle démocratie en Afrique du Sud. Il a continué à promouvoir la démocratie et la justice pour les Sud-Africains à titre de premier président noir du pays de même que par la suite, et ce, jusqu’à la fin de sa vie ». « Le Canada est fier de son amitié historique avec Nelson Mandela. Notre pays a joué un rôle de premier plan dans la lutte internationale contre l’apartheid en contribuant à l’imposition de sanctions économiques contre le régime. Nous avons d’ailleurs eu l’honneur d’accueillir M. Mandela lorsqu’il a pris la parole devant une séance conjointe spéciale de la Chambre des communes et du Sénat peu après sa libération ».
 Extraordinaire
 « En 2000, il est devenu le premier dirigeant étranger à être investi au sein de l’Ordre du Canada à titre de compagnon honoraire. En 2001, il a été fait citoyen honoraire du Canada, la première personne vivante à avoir reçu cette distinction. En tant que Canadiens, nous savons que la réussite de notre pays repose sur l’égalité, l’inclusion et la justice. Nelson Mandela nous a montré ce que cela signifie de consacrer sa vie à la défense de ces idéaux. Il nous a enseigné qu’une seule personne peut faire une différence extraordinaire et qu’il ne revient qu’à nous de transformer notre monde pour le mieux. Aujourd’hui, j’invite tout le monde à célébrer l’héritage que nous a légué Nelson Mandela, inspirant tous ceux qui luttent pour la liberté et la justice à travers le monde.
« Il revient à chacun d’entre nous de faire suite aux efforts de Nelson Mandela. Nous devons lutter contre les injustices, défendre les opprimés et bâtir un avenir où la liberté sera une réalité pour tous. »
Recueillis par M.R.

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Trafic à la douane - Mbola Rajaonah interdit de sortie du territoire
  • Représentant auprès de la CENI - Le camp Rajoelina plie bagage
  • Haingo Rasolofonjoa - « Il faut préserver avant tout la paix sociale dans ce contexte difficile »
  • District de Tsaratanana - Un kidnappeur notoire éliminé
  • Distribution d’argent - Démenti formel des Ampanjaka
  • Traitement des résultats de l’élection présidentielle - La CENI suscite la méfiance
  • Accusations de corruption - La CENI répond au camp Ravalomanana
  • Election présidentielle - Andry Rajoelina number 1 dans la majorité des Régions
  • Panique post-électorale - Ravalomanana enchaine les violations de la loi !
  • Election présidentielle - La communauté internationale appelle à la retenue les candidats n° 12 et n° 25

Editorial

  • L'indomptable !
    On la croyait écrasée, non il n'en est rien. Elle est toujours là ! Elle réapparait et menace de sévir. La peste, car il s'agit d'elle, persiste et signe. Cette maladie causée par la bactérie du nom de « Persinia Pestis » demeure l'indomptable ennemie à Madagascar. Obnubilé par les interminables comptages de voix, le pays tout entier semble ignorer qu'une maladie est en train de faire parler d'elle de... nouveau. Eclipsée par l'ambiance électrique électorale, la peste refait discrètement surface et risque de faire des ravages au cas où des mesures draconiennes ne seraient pas prises illico. La publication des résultats du scrutin du 7 novembre prend trop de temps. Une lenteur légendaire qui irrite certains états-majors politiques. Une lenteur qui soulève des vagues auprès de l'opinion.

A bout portant

AutoDiff