Publié dans Politique

Présidentielle 2018 - Freedom à fond pour Rajoelina

Publié le jeudi, 09 août 2018

Le parti Freedom a annoncé hier « soutenir » la candidature d’Andry Rajoelina, à la présidentielle de 2018
« Après réunion et brainstorming du bureau national, durant un temps restreint, des décisions importantes ont été prises, dont la première est de soutenir la candidature d’Andry Rajoelina à l’élection présidentielle du 7 novembre prochain ». L’annonce a été faite hier par la présidente nationale du parti Freedom au PK0 Madarail à Antanimena. Et ce, devant un parterre composé entre autres des représentants du parti des quatre coins de la Grande-île qui n’ont cessé  d’applaudir la présidente du Freedom durant son discours. D’emblée, Lalatiana Rakotondrazafy d’indiquer qu’il serait inacceptable que le régime Rajaonarimampianina, lequel a mis le pays à genoux, revienne au pouvoir pour les cinq prochaines années. 

Rappelant par la suite que le Freedom avait  lancé au mois de 5 avril 2017 un appel pour la présentation d’un candidat unique à l’élection présidentielle par les partis d’opposition, Lalatiana Rakotondrazafy affirme ainsi qu’Andry Rajoelina est aujourd’hui le mieux préparé sur tous les plans.  En outre, « le candidat Andry Rajoelina est le seul qui a une vision claire jusqu’ici et qui prône le débat des idées et non plus des personnes », rappelle la chroniqueuse politique et journaliste, expliquant le choix du soutien de cette candidature, parmi tant d’autres. « Rajoelina possède aussi un avantage, celui d’être conscient des nombreuses erreurs durant la Transition. Des erreurs que Rajoelina s’est engagé publiquement à corriger » affirme Lalatiana Rakotondrazafy, qui ne manque pas de remarquer également qu’Andry Rajoelina a mûri.  De fait, dit-elle, le Freedom fera tout ce qui lui est possible pour faire élire l’ancien président de la Transition et se dit prêt à défendre le choix du peuple, le cas échéant.
Pas de chèque en blanc   
Le parti à la bannière rouge et blanche a toutefois affirmé que ce soutien à Andry Rajoelina n’était pas un chèque en blanc. Lalatiana Rakotondrazafy a énoncé quelques conditions : « que les fautes et les erreurs perceptibles durant la Transition devront être prises en leçon pour rectifier la gouvernance future », ensuite « que la priorité devra être faite à la recherche du bien du pays et de la population, et de fait, toutes les décisions prises  doivent aller dans le sens de la recherche de l’intérêt de la majorité. Il faut arrêter les discours stériles et les promesses vides » puis
«  que Andry Rajoelina devra être un candidat qui saura écouter la population, les partenaires, et les forces qui le soutiennent (…) qui saura tenir ses engagements ». Sur ce dernier point d’ailleurs, le parti Freedom affirme qu’il se dressera en tant que balise et se fera un devoir de rappeler à Andry Rajoelina ses engagements le cas échéant. Et ce, d’autant que l’ancien président de la Transition a déclaré publiquement faire un contrat social avec ces électeurs, indique Lalatiana Rakotondrazafy. 
Andry Rajoelina devrait également se séparer de certains de ses collaborateurs qui ont plombé son action durant la transition et d’injecter du sang neuf dans son entourage. Le Freedom appelle Rajoelina à s’entourer de « personnes qui ont les compétences, les capacités et les expériences nécessaires ».  « Ce n’est plus le temps du copinage (…) Dans le gouffre, Madagascar n’a plus le luxe de se revivre ces expériences », affirme Lalatiana Rakotondrazafy. «  Des personnes intègres, incorruptibles et patriotes » sont les critères cités par le Freedom pour être nommées par Andry Rajoelina, quand il sera élu, aux postes de Premier ministre, de membres du Gouvernement ou encore aux postes au niveau de la Présidence. L’ancien président de la Transition Andry Rajoelina avait pour rappel annoncé sa candidature à l’élection présidentielle le premier août dernier. Une annonce précédée par le dépôt de son dossier de candidature auprès de la Haute Cour constitutionnelle.
Recueillis par Lalaina A.

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Editorial

  • Coudées franches.
    Réunie en séance privée dans la matinée du mercredi 13 février 2019, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) déclara conforme à la Constitution la loi 2019-001 autorisant le président de la République à légiférer en lieu et place du Parlement, et pour cela, dans un cadre bien déterminé pour  un temps limité. Rappel, le nouveau Chef d’Etat Rajoelina Andry Nirina, évitant tout risque d’un vide institutionnel pouvant bloquer les actions d’urgence du Gouvernement, soumit au Parlement une loi l’autorisant à légiférer par ordonnance en l’absence du parlement. Au final, les deux chambres ont voté la loi 2019-001 soumise par l’Exécutif. En effet, le 1 er février, l’Assemblée Nationale  l’adopta par une large majorité. Tandis que, le Sénat fit de même le 5 février. Ainsi, sollicitée par le président, pour le besoin du contrôle de constitutionnalité, la HCC décida la  conformité de la loi votée et prit le soin de délimiter le…

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