Publié dans Politique

Déstabilisation et manœuvres de coup d'Etat - Des mains étrangères au cœur des soupçons

Publié le mercredi, 17 octobre 2018

A trois semaines de l'élection présidentielle, les manœuvres dilatoires destinées à détourner l'attention des prochains scrutins affluent de la part des acteurs politiques malintentionnés.  Le 12 octobre dernier, le « Rassemblement des 21 candidats » a déposé une requête auprès de la Haute Cour Constitutionnelle demandant d'ordonner à la CENI de réexaminer la liste électorale, d'ordonner la publication des bureaux de vote, d'ordonner la transformation de la Charte de bonne conduite en instrument légal et enfin, d'ordonner la prise de sanction à l'encontre des candidats ayant commis des violations des dispositions légales.

Parallèlement, d'autres démarches prenant l'allure de déstabilisation voire de coup d'Etat sont également menées par différentes entités. Dans une requête déposée à la Haute Cour Constitutionnelle, à Ambohidahy, les partisans de la mise en place d'un nouvel « Etat » ont à la fois surpris et étonné. Selon des sources bien informées, les instigateurs de cette manœuvre entendent faire du forcing au niveau des médias publics cette semaine. Leur objectif ultime serait  de renverser l'Etat pour la mise en place d'un gouvernement militaro - civile dénommé de « salut public ». 
Financements russes ?
Le nom d'un malgache connu dans les coulisses de la politique est cité dans cette affaire avec derrière, le soutien financier à hauteur de 1 million de dollars de certains ressortissants russes. La contrepartie de cette prise de pouvoir serait l'exploitation de « blocks offshores » et de ressources aurifères à Andabila et Betsiaka.
Rappelons que dimanche dernier, à l'occasion de la commémoration de la naissance de la République, un mouvement portant l'appellation de groupement pour la refondation du système et structure de l'Etat a voulu faire une déclaration. Se disant « Tia Tanindrazana », le groupement a voulu faire une déclaration pour la mise en place d'un « Fanjakana Gasy ». N'ayant pu mener sa manœuvre jusqu'au bout, un des leaders du mouvement en la personne de l'ex - parlementaire Joseph Yoland a pourtant fait l'objet d'une interpellation par les forces de l'ordre.
Hier, en marge d'un évènement, le président de la HCC, Jean Eric Rakotoarisoa a réagi sur la question. « La mise en place d'un Etat autre que celui déjà en place n'est inscrit nulle part dans la Constitution. Quiconque initiant une telle démarche enfreint clairement la loi », a déclaré ce juge constitutionnel.
La Rédaction

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Editorial

  • Arrogante !
     Contre vents et marées, la CENI publia officiellement les résultats provisoires de l’élection du Président de la République du 7 novembre 2018. Le schéma d’un deuxième tour se confirme. En dépit des anomalies et des irrégularités constatées, soulevées et dénoncées par l’ensemble des candidats, la Commission ne fait qu’à sa tête et se moque royalement de ces légitimes réserves. Elle  défend, farouchement, par la voix de son président, Maitre Hery Rakotomanana, la supposée légitimité de sa démarche. Toujours selon cet avocat de renom, trois piliers sous-tendent les actions, à savoir : la transparence, la neutralité et l’indépendance. Personne ne conteste ni remet en cause la pertinence ou la nécessité de ces bases cardinales. Seulement, certain comportement des dirigeants de cette honorable Institution les contredit. Ainsi, des faits avérés troublants laissent planer le doute quant à l’existence réelle de la transparence, à la fiabilité de la neutralité et à la véracité de…

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