Publié dans Politique

Atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat - Pety Rakotoniaina de nouveau en prison

Publié le mercredi, 17 octobre 2018

L’information est tombée. Une fois de plus, l’ancien maire de Fianarantsoa Pety Rakotoniaina se retrouve derrière les barreaux. Ayant été emprisonné à maintes reprises par le passé, le leader du parti Tambatra a de nouveau été interpellé par les éléments des forces de l’ordre, mardi, au niveau du Camp Robin sur la Route nationale 7 alors qu’il rejoignait Fianarantsoa. Le politicien a ensuite été transféré à Antananarivo pour les besoins de l’enquête. 
Déféré au parquet et inculpé d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, il a été placé sous mandat de dépôt à la maison centrale d’Antanimora, hier en fin d’après-midi. Le chef d’inculpation retenu par la justice tend à confirmer l’information selon laquelle son arrestation aurait un lien avec les velléités de sécession de quelques individus  réunis au sein du mouvement Fanjakana Gasy. Son nom aurait d’ailleurs été cité au cours des enquêtes.


Suite à une plainte déposée par la Direction de la législation et du contentieux auprès de la Primature, des enquêtes ont été diligentées, face aux annonces de création d’Etats autonomes ces  derniers temps. En effet, depuis plusieurs semaines, des politiciens connus et d’autres moins connus ont lancé la création d’Etats autonomes à travers tout le pays. En fin de semaine dernière, une grande déclaration devait avoir lieu pour annoncer la mise en place d’un Fanjakana Gasy.  Dans le cadre de cette affaire, dimanche dernier,  au restaurant le Pavé Antaninarenina, un meneur du mouvement sécessionniste, Rainidina Liampivoarana, avait été déjà interpellé par les autorités alors qu’il s’apprêtait à faire la déclaration de création du Fanjakana Gasy en question.  Contrairement à Pety Rakotoniaina, ce politicien a bénéficié d’une liberté provisoire après son audition auprès du parquet mardi.  En tout cas, il est utile de souligner que la Constitution dans son article numéro 1 dispose que: « le peuple malagasy constitue une nation organisée en Etat souverain  et unitaire. Le même article dans son alinéa 4 dispose que « nul ne peut porter atteinte à l’intégrité territoriale de Madagascar ». De ce fait, déclarer la création d’un Etat dénommé « fanjakana gasy » dans l’Etat constitue une atteinte au principe de l’Unité nationale.
De plus, c’est un acte puni par le code pénal en vigueur car il vise à détruire le gouvernement légitime. Pour rappel, l’article 87 du code pénal stipule que: « l’attentat dont le but est de détruire ou de changer le gouvernement soit d’exciter les citoyens ou les habitants à s’armer contre l’autorité est puni de déportation dans une enceinte fortifiée ».  Nombreux parmi les compagnons de lutte de Rainidina et de Pety Rakotoniaina voient en ces arrestations des tentatives de restreindre les libertés d’expression.  Pour les  analystes, ces derniers ne devraient pas se cacher derrière le principe de liberté d’expression pour s’adonner à des actes portant atteinte à l’intégrité territoriale de Madagascar.
La Rédaction

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Editorial

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     Contre vents et marées, la CENI publia officiellement les résultats provisoires de l’élection du Président de la République du 7 novembre 2018. Le schéma d’un deuxième tour se confirme. En dépit des anomalies et des irrégularités constatées, soulevées et dénoncées par l’ensemble des candidats, la Commission ne fait qu’à sa tête et se moque royalement de ces légitimes réserves. Elle  défend, farouchement, par la voix de son président, Maitre Hery Rakotomanana, la supposée légitimité de sa démarche. Toujours selon cet avocat de renom, trois piliers sous-tendent les actions, à savoir : la transparence, la neutralité et l’indépendance. Personne ne conteste ni remet en cause la pertinence ou la nécessité de ces bases cardinales. Seulement, certain comportement des dirigeants de cette honorable Institution les contredit. Ainsi, des faits avérés troublants laissent planer le doute quant à l’existence réelle de la transparence, à la fiabilité de la neutralité et à la véracité de…

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