Publié dans Politique

Election présidentielle - Aux urnes citoyens !

Publié le lundi, 05 novembre 2018

La campagne électorale a pris fin officiellement la nuit dernière à minuit pétantes. Pour les candidats la messe est presque dite.

Dans un communiqué publié hier, la Haute Cour constitutionnelle rappelle les dispositions des articles 59 et 227 de la loi organique n°2018-008 relative au régime général des élections et référendums qui disposent respectivement que « La veille et le jour du scrutin, aucune personne, aucun candidat, ni ses représentants, ni ses comités de soutien, ne peuvent faire une déclaration publique en faveur ou contre un candidat, une liste de candidats ou une option, sous quelque forme que ce soit, sous réserve des sanctions prévues à l'article 227 de la présente Loi organique » et « Quiconque fait une déclaration publique en faveur ou contre un candidat ou une option la veille et le jour du scrutin est puni à une amende de Ar 2.000.000 à Ar 5.000.000 ». Des dispositions qui sont « immédiatement applicables » à compter du lundi 5 novembre à minuit, selon les précisions de la HCC.
Chaque vote compte
La balle est donc désormais dans le camp des électeurs.  Neuf millions de malgaches inscrits sur la liste électorale sont appelés à aller aux urnes pour élire la personnalité qu'ils souhaitent voir présider le pays durant les cinq prochaines années. Un exercice ne prend que quelques minutes pour les citoyens et qui pourtant permettra à ces derniers d'être représentés pour les cinq prochaines années.
Pour beaucoup, voter est inutile et affirment que la politique n'est qu'un amas de promesses jamais tenues. Il est toutefois important de rappeler l'acte de vote représente le lien qui relie le citoyen et l'Etat ; voter est le moyen le plus simple de faire avancer les choses et de peser sur son propre destin.  En votant, un électeur affirme sa position face aux problèmes sociaux et se range du côté d'une personne que l'on juge capable de les résoudre. 
Un certain nombre de personnes affirment qu'il est inutile de voter, car cela ne peut rien changer ou bien qu'aucun candidat ne les représente. Le problème est que se plaindre sans agir ne fera pas avancer les choses. On ne peut pas changer le monde politique actuel, mais chaque vote compte. De plus, les élections sont le symbole le plus important de toute démocratie. Voter permet à tout un chacun de donner du pouvoir à la personne en qui il a le plus confiance, qui a les idées les plus proches des siennes.
Voter pour faire battre un candidat
Autre aspect positif du vote : pouvoir écarter le candidat qui a des idées contraires ou mauvaises aux yeux d'un électeur. Voter, c'est choisir la personne qui va nous représenter, qu'on juge la plus digne de le faire.  Trente six candidats sont sur la ligne de départ pour succéder au Président de la République sortant, lui-même candidat à sa propre succession.
Au niveau de la Commission électorale nationale
indépendante et de ses démembrements, tout semble être fin prêt pour accueillir les votants. Les portes des bureaux de vote s'ouvriront à 6 heures du matin à travers toute la Grande île et ne se refermeront qu'à dix sept (17) heures. Les cartes électorales ont été dispatchées auprès de leurs titulaires.
Précision de la CENI
Pour ceux qui ne les ont pas encore entre les mains, il n'est pas encore trop tard pour récupérer les leurs auprès des fokontany s'ils sont inscrits dans la liste électorale. Le jour du vote, sur présentation de la Carte d'identité nationale, ces derniers pourront déposer leurs votes dans les urnes. En revanche, « Les personnes non inscrites dans la liste électorale ne pourront pas voter », a précisé la Commission électorale nationale indépendante, hier. Une manière pour cet organe de démentir les informations qui circulent.
« La CENI dément formellement l'information selon laquelle pour pouvoir être inscrit dans la liste électorale et pouvoir voter, il faut remettre certaines paperasses au niveau des Section de recensement de matériels de vote (SRMV) auprès des Districts », précise la CENI. « Seules les listes électorales au niveau des fokontany, clôturées le 15 avril dernier, sont valables », rajoute la communication, visible sur les réseaux sociaux.
La Rédaction

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Editorial

  • Flou déroutant !
    Pour des raisons qui restent à définir sinon à  éclaircir, la CENI s’entête à œuvrer dans un cadre embrouilliaminique. Le manque de visibilité dans lequel les travaux relatif aux décomptages et aux traitements des voix issues de l’élection présidentielle du 7 novembre 2018 s’effectuent, irrite les esprits. L’entêtement de l’équipe du Maitre Hery Rakotoarimanana à continuer de publier des contestés déconcertent plus d’un. Elle juge inappropriée la requête des proches collaborateurs de certains candidats, entre autres ceux du MAPAR d’Andry Nirina Rajoelina, de revoir le mécanisme de traitement des procès-verbaux (P.V.) émanant directement des Bureaux de vote (B.V.). Les décalages sont flagrants ! Il se trouve que le candidat n° 13 soit  le plus perdant dans cet imbroglio. Mais en fin de compte, la majorité des candidats se sentent tous lésés à travers ce mic-mac. Mais, la CENI ne veut rien en savoir ! 

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