Publié dans Politique

Contestation de résultats - Ravalomanana veut rééditer le forcing de 2002

Publié le mercredi, 07 novembre 2018

Alors que les résultats divulgués quelques heures après la fermeture des bureaux de vote demeurent officieux, Marc Ravalomanana abat déjà son masque. Sur les réseaux sociaux hier vers 22 heures, le candidat n°25, relégué à la seconde position par le verdict officieux des urnes, s’est livré à son dada favori à savoir la contestation des résultats. Il ne faillait pas être un devin pour connaître l’objectif funeste de Marc Ravalomanana, rééditer le forcing de 2002.

 

 A l’époque, il ne voulait admettre qu’aucun des candidats en lice n’avait obtenu la majorité absolue. La Haute cour constitutionnelle (HCC) décidait qu’un 2e tour entre lui et l’amiral Didier Ratsiraka devrait se tenir pour désigner le vainqueur. Mais le maire de la ville d’Antananarivo n’a pas voulu l’entendre de cette oreille en galvanisant ses partisans par le slogan de « 1er tour dia vita ». Selon les confidences de Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana aurait accepté une fois dans la capitale sénégalaise de disputer le second round mais dès son arrivée à Antananarivo il a renié la convention qu’il a signée en martelant qu’il était vainqueur de l’élection dès le 1er tour. Un « bluff » qui a failli dégénérer en guerre civile entre les partisans des deux camps. Néanmoins, du sang a coulé entraînant la mort de centaines d’hommes lors de l’affrontement de l’armée régulière et les zanadambo dans la partie Nord de l’île. Quelques années plus tard, pourtant, les compagnons de route de Marc Ravalomanana au sein du comité de soutien admettent que leur leader n’a jamais gagné dès le 1er tour.

C’est ce forcing qui a fait tant de désastre au pays et dont les cicatrices ont mis des années à se cicatriser que le numéro 25 de l’élection présidentielle 2018 ambitionne de refaire. Contrairement à 2002, Marc Ravalomanana risque en effet  cette fois-ci de terminer la compétition à la seconde place. Les résultats officieux confortent d’ailleurs cette hypothèse. Une position qu’il n’affectionne pas du tout. Lui qui claironne que vaut mieux être dernier que d’occuper cette place. Mauvais perdant, le Pdg du jadis empire Tiko, tente maintenant de chauffer à blanc ses partisans en criant sur  les toits d’une seconde victoire au 1er tour et en qualifiant de menteurs certains médias privés qui, grâce à leur réseau, livrent au compte-gouttes depuis hier les résultats obtenus dans les quatre coins de l’île. Et là les chiffres officieux sont têtus, Andry Rajoelina mène la danse dans les cinq provinces et livre une lutte sans merci avec Ravalomanana dans la province d’Antananarivo.  Mais celui-ci refuse de se mettre au diapason en voulant encore chanter son tube de 2002, attention danger ! Quoi qu’il en soit vaut mieux attendre en toute sérénité les résultats provisoires de la CENI…

La Rédaction

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Editorial

  • Flou déroutant !
    Pour des raisons qui restent à définir sinon à  éclaircir, la CENI s’entête à œuvrer dans un cadre embrouilliaminique. Le manque de visibilité dans lequel les travaux relatif aux décomptages et aux traitements des voix issues de l’élection présidentielle du 7 novembre 2018 s’effectuent, irrite les esprits. L’entêtement de l’équipe du Maitre Hery Rakotoarimanana à continuer de publier des contestés déconcertent plus d’un. Elle juge inappropriée la requête des proches collaborateurs de certains candidats, entre autres ceux du MAPAR d’Andry Nirina Rajoelina, de revoir le mécanisme de traitement des procès-verbaux (P.V.) émanant directement des Bureaux de vote (B.V.). Les décalages sont flagrants ! Il se trouve que le candidat n° 13 soit  le plus perdant dans cet imbroglio. Mais en fin de compte, la majorité des candidats se sentent tous lésés à travers ce mic-mac. Mais, la CENI ne veut rien en savoir ! 

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