Publié dans Politique

Laniera Ivato - Un Indopakistanais dépossède 950 Malagasy de leurs biens

Publié le vendredi, 16 novembre 2018

610 hectares. C’est la superficie des biens de 950 familles malagasy habitant du côté de Laniera Ivato qu’un (01) Indopakistanais veut spolier. Ces biens sont composés dans leur grande partie de rizières travaillées depuis plus de cinq décennies par ces paysans. Mais depuis que certains ont eu vent de la construction d’une route reliant Ivato Aéroport- Soavimbahoaka, la spéculation a connu un boom spectaculaire. Les paysans qui sont loin d’être des opportunistes n’ont pas imaginé un seul instant de faire une demande en bonne et due forme à l’Etat et de mettre à leur nom le terrain.

D’ailleurs, les dirigeants qui se sont succédé à la tête du pays montraient de bons signes envers eux en classifiant par exemple la grande partie des terrains en « Mise en Valeur Rurale (MVR) » ou en leur confiant la gestion de l’eau. Des avancées considérées par les paysans comme une confirmation venant de l’Etat que les terrains leur appartiennent et qu’ils pouvaient vaquer à leur occupation quotidienne dans la sérénité. Alors que tout se déroulait presque à merveille depuis leur occupation vers le début des années 60 pour la plupart, des personnes qui se disent propriétaires des terrains débarquaient en 2016. Selon les dires des paysans, ces quarantaines de propriétaires possédaient des titres prouvant leur statut. C’est seulement à la suite de cette mauvaise surprise que les paysans comptaient « régulariser » leur situation mais le réseau de mafia dans le domaine foncier et utilisé par cet Indopakistanais a déjà choisi son camp. Cet Indopakistanais, devenu depuis  peu de temps en promoteur immobilier,  use de stratagèmes compliqués  pour  cacher ses manœuvres. Ce n’est pas la première fois d’ailleurs qu’il est en conflit foncier avec des associations ou de simples citoyens de nationalité malagasy.
Pour le cas de Laniera Ivato, c’est cet Indopakistanais qui tire les ficelles. Comme la loi complique l’acquisition d’un terrain au-delà de 50 ha, il « paie » des gens, souvent ses propres employés, pour effectuer une demande ne dépassant pas la limite autorisée. Ce qui explique l’existence d’une quarantaine de propriétaires pour ces terrains. Les « prête-noms » vendent ensuite à d’autres personnes sous la coupe  de l’Indopakistanais. Les transactions sont tout à fait légales et effectuées sous seing privé à l’instar de la vente de la villa Elisabeth de Zafy Albert.  Une source avance qu’après ces micsmacs, ces terrains n’appartiennent plus qu’à trois propriétaires.
Le terrain domanial exploité, qui faisait vivre 950 Malagasy depuis 1960, fait désormais partie du patrimoine d’un Indopakistanais après avoir connu une quarantaine de propriétaires éphémères. Un tour de magie béni par des hauts fonctionnaires malagasy…
La Rédaction

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Andry Rajoelina dans le Vakinankaratra - Des élus locaux témoignent des abus du régime Ravalomanana
  • Hôtel de ville - Hajo Andrianainarivelo démonte le mensonge de Marc Ravalomanana
  • Selon Rolly Mercia - Ravalomanana est un « vorace sans scrupules et sans vergogne »
  • Premier débat de l'entre-deux-tours - Rajoelina cloue le bec à Ravalomanana
  • Andry Rajoelina dans le Sud-est et l’Atsinanana - Des grands travaux hospitaliers dès son arrivée à la Présidence
  • Andry Rajoelina - « Je serai le Président du vrai changement »
  • Archives 2015 - Les 4 vérités de Rolly Mercia sur Marc Ravalomanana
  • Ordre des avocats de Madagascar - Maître Olala suspendu par le barreau
  • Contrat d’Andry Rajoelina avec le peuple de l’Alaotra - Hausse de la production rizicole et travaux sur la Rn44 comme priorités
  • Conférence sur la sécurité et défense - Rivo Rakotovao polémique pour un rien

Editorial

  • Et les indécis ?
    La campagne électorale pour le second tour du 19 décembre entame la deuxième et dernière semaine. Tous les observateurs et simples citoyens s’accordent à dire qu’on est dans la phase décisive et irréversible devant sceller le sort du scrutin et l’avenir de la Nation. Selon le chiffre annoncé par la Commission  électorale nationale indépendante (CENI) à travers les résultats officiels provisoires et corroboré par la Haute Cour constitutionnelle (HCC) dans le cadre des résultats officiels définitifs, le taux de participation s’élève à 53,95%. Soit, un taux d’abstention de  l’ordre de 46%. Ce qui revient à dire que quelque 4.000.000 de votants, inscrits sur la liste électorale, ne se sont pas déplacés! Un chiffre assez élevé quand même ! Un nombre non négligeable qui risque de mettre en péril ou compromettre la légitimité de l’élu surtout au cas où il se confirmerait ou au pire s’il s’aggrave au second tour. L’abstentionnisme est…

A bout portant

AutoDiff