Publié dans Politique

Commune urbaine Antananarivo - La devise de la Mairie souillée par les Ravalomanana

Publié le mercredi, 05 décembre 2018

A son arrivée à la tête de la Mairie de la Commune urbaine d’Antananarivo, le couple Ravalomanana, Lalao en tant que première magistrate élue et Marc comme conseiller spécial,  a choisi  « Antananarivo madio, milamina sy mandroso » (littéralement : assainie, organisée et développée) comme devise. En jetant son dévolu sur Lalao Ravalomanana, la population de la Capitale croyait qu’en tant que mère de famille, elle aura la capacité de mettre de l’ordre dans la ville d’Antananarivo comme elle l’a promise durant la propagande et d’accomplir l’assainissement tant souhaité. Quelques mois après sa prise de fonction et de l’arrivée de son époux avec ses grosses bottes dans son staff, ceux qui ont voté pour Lalao Ravalomanana espéraient que les choses vont s’améliorer et que les changements tant annoncés  vont se concrétiser.   Et pourtant, deux ans à la tête de la Commune, le couple Ravalomanana n’a rien fait de concret pour redorer le blason d’Antananarivo. Pire, c’est le chaos total qui règne actuellement à Antananarivo. Pas de solution pour les embouteillages monstres, tant en plein centre-ville qu’à la sortie ou à l’entrée de la Commune d’Antananarivo, causant un manque financier aux transporteurs et une perte de temps aux usagers de la route. Point d’initiative pour faire d’Antananarivo une ville propre. Aujourd’hui, elle est classée comme la Capitale la plus sale de la Région indianocéanique. Ajouter à ces « marasmes », les canaux d’évacuation non entretenus entraînant des mini-inondations dès les premières gouttes de pluies. 

 

La patience a ses limites. Face à la non tenue des promesses faites par le couple Ravalomanana, les électeurs de la Capitale ont infligé un vote sanction au conseiller spécial à la présidentielle de 2018. Marc Ravalomanana considère en effet Antananarivo-ville comme son fief, mais il a reçu un camouflet en terminant derrière Andry Rajoelina au premier tour. Un résultat inattendu par le clan de Ravalomanana mais toutefois prévisible, selon les observateurs objectifs.   Ils expliquent le désamour entre les Tananariviens et les Ravalomanana du fait que ces derniers ont passé la majeure partie de leur mandat aux gesticulations et notamment à la recherche permanente d’une revanche politique plutôt qu’au sort de la Capitale de Madagascar et du quotidien des habitants. Il a fallu, par exemple, qu’Andry Rajoelina, lors d’une de ses descentes dans les ruelles de la ville d’Antananarivo, lance le projet de « tana-maro » (travaux à haute intensité de main-d’œuvre) pour enlever les ordures que les Ravalomanana sortent de leur léthargie en dotant des camions au SAMVA. Ce dernier qui était auparavant sous tutelle de la CUA lui a été enlevé par le Président Marc Ravalomanana pour faire obstacle à Andry Rajoelina, au lendemain de la plébiscitation de celui-ci par la population d’Antananarivo à la tête de la Mairie. Il en est de même de la suppression du statut particulier de la ville des mille. 

Des mauvaises langues avancent même que le passage du couple Ravalomanana à la tête de la Mairie  est agrémenté par la cession des terrains communaux à  des particuliers. C’est le cas notamment des surfaces situées à Anosy et à Antaninarenina. Face à ces incompétences flagrantes de Lalao et les dérives de Marc, il n’est pas étonnant que les Tananariviens aient tourné le dos aux Ravalomanana.

 La Rédaction

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Editorial

  • IEM prime
    Ambohitrimanjaka déferle des vagues ! Des mouvements de contestation ou des éléments téléguidés perturbent. Le démarrage du grand Projet de la construction de la nouvelle ville « Tana Masoandro » dérange quelque part. On dénonce, dit-on, les remblais surtout ceux qui touchent les rizicultures. Mais, qu'on se le dise ! A priori, leur souci semble tenir debout dans la mesure où il s'agit de « toucher » à leur raison de vivre et peut-être aux intérêts des environs immédiats. Mais de là à refuser « jusqu'au bout » la concrétisation d'un Projet qui servira aux intérêts de la grande majorité, le comportement fait réfléchir.

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