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Publié dans Politique

Groupe TIKO - Plus de 100 milliards d’ariary pompés dans les caisses de l’Etat

Publié le dimanche, 16 décembre 2018

La rapide extension de la société TIKO en groupe avant de devenir un empire en moins de deux décennies est loin d’être un miracle. Cette rapide expansion est encore moins due au savoir faire de ses dirigeants ou plutôt de son fondateur, mais elle est due essentiellement au coup de pouce extraordinaire de l’Etat. Avec l’ancien Pdg de la société TIKO au sommet de la République, les autorités locales, financières, économiques que politiques, n’ont qu’à obéir aux ordres venant de Ravalomanana Marc, d’Iavoloha et exécuter ses souhaits. Grâce au robinet de l’Etat qui s’ouvre à un quart de seconde pour désaltérer la société du boss,  le groupe TIKO a enfanté plus d’une filiale et s’est implanté dans tout Madagascar. Une expansion à vitesse grand « V » qui fait pâlir d’envie des industriels, des négociants, des commerçants qui n’ont que leur méninge et leur droiture pour prospérer leurs affaires. Eux ne possèdent pas une source financière variée et intarissable, ne bénéficient pas le privilège d’ouvrir des portes fermées ou de se permettre de ne pas rembourser des « prêts ». Contrairement à ces « sociétés  normalement constituées », le groupe TIKO a eu tous les privilèges inimaginables non seulement en matière de fiscalités ou taxes douanières mais également dans le domaine des avances financières.


107 milliards d’ariary, c’est la somme que la République malagasy à travers le Trésor ou les sociétés d’Etat a injectée dans la trésorerie du groupe TIKO pour que celui-ci parvienne à assurer son expansion.  Dans les derniers mois de l’année 2008, du mois d’octobre au mois de novembre, le Trésor public a cautionné quelques transactions commerciales de l’une des filiales du groupe TIKO en l’occurrence MAGRO. Il s’agit de trois importations de riz à hauteur de 18 millions de dollars dont le remboursement n’a jamais été fait par MAGRO, du moins jusqu’au mois de mai 2009. La banque primaire s’est retournée ainsi vers l’Etat malagasy qui a émis trois lettres de garantie de paiement du Trésor en 2008. Faute de paiement de MAGRO de ces 37 milliards d’ariary, contre valeur des 18 millions Usd (à raison de 2.000 ar=1 Usd), c’est le Trésor public, à savoir les contribuables, qui a remboursé la dette de MAGRO auprès de cette banque primaire et ce dès le mois de mai 2009.A part le Trésor public, les sociétés d’Etat ont été fortement sollicitées par le fondateur de TIKO à supporter les activités et l’extension du groupe. La société ARO, par exemple, a « contribué » à hauteur de 70 milliards d’ariary au mois de février 2008 sous forme d’emprunt de bons de trésor spécial. La compagnie d’assurances a maintenant un mal fou pour recouvrir ses biens dans la mesure où elle n’a perçu que les intérêts. Mais d’autres sources avancent aussi que des emprunts du groupe TIKO auprès de cette compagnie d’assurances restent jusqu’aujourd’hui impayés. Et pire, les sommes octroyées ont été versées à de sociétés à coquille vide ce qui rendra encore difficile le recouvrement. Bref, un tour de passe-passe que les auteurs et les bénéficiaires méritent amplement d’être traînés devant le Tribunal.  Ces 107 milliards d’ariary mentionnés ne sont qu’une infime partie des coups de pouce financiers bénéficiés par TIKO et émanant de l’Etat. Quel opérateur malagasy a pu bénéficier d’une telle largesse. Rappelons que de 1996 à fin 2002,
l’entreprise TIKO, dont Ravalomanana était le Pdg, avait bénéficié d’exonérations douanières se chiffrant à plusieurs centaines de milliards de fmg. Et ce, grâce au Premier ministre de l’époque, Norbert Lala Ratsirahonana, qui a expliqué hier au cours d’une émission spéciale sur la chaîne de télévision privée VIVA, avoir pris cette décision pour diminuer le prix de l’huile. En 2001, le vice-Premier ministre Pierrot Rajaonarivelo a réclamé de la société TIKO le paiement de ses impôts d’un montant de plus de 200 milliards fmg. A l’époque, un incendie avait étrangement ravagé les locaux de TIKO de Tanjombato emportant avec lui des documents pouvant être compromettants pour le grand patron de cette société.Ce serait pour éviter d’être repris par la patrouille et  de devoir payer ses dus, que Marc Ravalomanana fait le tout pour le tout pour accéder à la Présidence du pays en 2002. Une fois en place, il ne paiera plus les arriérés qu’il doit à l’Etat et ses affaires prospèreront grâce à des exonérations de douanes et aussi d’impôts à tour de bras. Pour de nombreux observateurs, ce serait pour renflouer de nouveau son entreprise que l’homme se représenteaujourd’hui, à 69 ans, à la présidentielle du pays.
La rédaction

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Editorial

  • Que des ratages !
     L’audiovisuel public peine à sortir de l’auberge. Etant la plus ancienne sinon l’ainée des chaines de télévisions locales, la télévision malagasy (TVM) traine encore les pattes et se trouve, en dépit de tout, dans le peloton de la queue. Il fut un temps à ses débuts,  des années 60, où la TVM faisait la fierté du pays. Des Jean-Louis Rafidy et bien d’autres animaient les émissions avec brio. Des commentateurs d’évènements de haut vol avec des analyses intéressantes et instructives. Rien d’étonnant dans la mesure où ces animateurs de chaine avaient bénéficié des formations dans les grandes écoles spécialisées sous d’autres cieux. Les responsables de l’époque misaient en premier plan la formation des agents. Mais depuis, abandonnée à elle-même, la TVM ne cesse de dégrader. Les matériels à la disposition ne parviennent plus à suivre l’évolution des progrès technologiques de la communication. Or les besoins ne cessent de croître. Les…

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