Publié dans Politique

Marc Ravalomanana - Le Roi de la mauvaise foi !

Publié le mardi, 25 décembre 2018

Malgré un « oui » solennel lors du débat organisé par la CENI sur la chaîne nationale en réponse à la question d’accepter les résultats électoraux, Marc Ravalomanana vient déjà de changer de langage. En effet, le candidat n°25 enchaîne les déclarations pour inciter ses partisans à contester les résultats du 2nd tour d’élection Présidentielle tenu le 19 décembre dernier. « J’aurais accepté les résultats si le scrutin s’était déroulé en toute transparence mais en ce moment, ce n’est pas du tout le cas ». Selon lui, le scrutin serait truffé de fraudes. Des irrégularités que son équipe n’a pourtant pas pu prouver. Celle – ci est rentrée bredouille après avoir procédé à la confrontation des procès verbaux. Hier encore, le locataire de Faravohitra est revenu à la charge tout en annonçant qu’il allait engager une série de contestations. Une démarche qui traduit une mauvaise foi manifeste. Rappelons que lors du 1er tour, Ravalomanana et ses lieutenants ont retiré les 208 requêtes déposées auprès de la Haute Cour Constitutionnelle. S’ils avaient réellement des preuves et si les plaintes étaient pertinentes, beaucoup s’interroge pourquoi avoir retiré les plaintes.


Mauvaise habitude
Petit rappel historique, Marc Ravalomanana s’était auto – proclamé Président de la République lors de l’élection de 2002. Avec la fameuse formule « 1er tour de vita », il a fait abstraction sur les critiques de fraudes électorales à cette époque. Du coup, il s’est déclaré vainqueur dès le 1er tour. Ce fut également le cas lorsqu’il a brigué son second mandat en 2007 où des soupçons de fraudes se sont fait entendre de la part de ses adversaires. Marc Ravalomanana a repris le pouvoir sans la moindre hésitation. Quand il est donc en position de force, « Dada » fait fi des irrégularités. Mais à présent, il évoque des fraudes lorsqu’il est en en position de faiblesse et sent venir la défaite. Une situation qui révèle sans aucun doute le caractère machiavélique du personnage qui voudrait encore reproduire ses mauvaises habitudes du passé. Les résultats de la Commission Electorale Nationale Indépendante sont pourtant claires, le candidat n°13 est sorti vainqueur de ce combat par la voie des urnes tandis que le n° 25 a perdu.  Il ne reste plus qu’à attendre la proclamation officielle des résultats polissoires de la CENI cette semaine avant les résultats définitifs de la HCC d’ici un peu plus d’une semaine.
  

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Editorial

  • Elan national
    Les portes de la Commission mixte, Malagasy et Français chargée de trancher sur le sort des îles Eparses, s’ouvriront ce lundi 18 novembre 2019 à Antananarivo (Andafiavaratra) avec en toile de fond un tableau apparemment contrasté. D’une part, la récente déclaration, incendiaire et provocante, d’Emmanuel Macron aux îles les Glorieuses  « Ici c’est la France ! » De l’autre, la détermination de Madagasikara de vouloir « récupérer » à tout prix les îles malagasy sournoisement appelées « îles éparses ». Les autorités malagasy, soutenues par l’ensemble de l’opinion nationale, campent sur leur position à savoir les cinq perles dites îles Eparses (Europa, Bassa da India, Juan de Nova, les Glorieuses et Tromelin) sont malagasy et ce conformément aux deux résolutions de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 12 septembre 1979 portant n° 34/91 et du 11 décembre 1980 n°35/123.  

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