Publié dans Politique

Suspicions de corruption et assimilés - Où en est l’affaire Mbola Rajaonah ?

Publié le mardi, 01 janvier 2019

L’affaire de la puissante opératrice économique et réputée proche du couple présidentiel de l’époque, Claudine Razaimamonjy a défrayé la chronique lors de l’année 2017. L’an passé, c’est l’affaire Mbola Rajaonah qui a phagocyté l’actualité malagasy, tant celle-ci déchaîne les passions.  L’affaire a éclaté au grand jour le 13 novembre, lors que l’acte décrétant l’Interdiction de sortie du territoire (IST) signé du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation fuite. Les jours suivants, il est auditionné au siège du Bureau indépendant anti-corruption à Ambohibao par la branche territoriale du BIANCO Toamasina. Le 22 novembre 2018, une perquisition est menée au domicile et au bureau de l’opérateur économique, respectivement à Ambohimahitsy et Antsahabe, par des agents du BIANCO et des Forces de l’ordre. Un coffre a été scellé.

Mbola Rajaonah est en revanche absent.  Où en est l’affaire actuellement ?  Telle est la question que se posent raisonnablement les observateurs avertis de la vie politique malagasy. Depuis deux semaines en effet, c’est le calme plat dans ce dossier.  Le dernier rebondissement en date dans cette affaire concerne une nouvelle audition que le concerné devait passer au niveau du BIANCO après plusieurs convocations restées sans suite. Les dernières informations laissaient entendre un déferrement imminent au niveau du Pôle Anti-corruption. Pourtant jusqu’ici, rien dans ce sens n’a été communiqué.  Particulièrement prompt à communiquer pour ce genre d’affaire, le BIANCO est resté ces derniers temps étonnamment silencieux. Les enquêtes menées par la branche territoriale du BIANCO Toamasina semblent s’éterniser. Faut-il pourtant rappeler que lors de l’affaire Claudine Razaimamonjy, le BIANCO avait fait preuve d’une célérité durant ses enquêtes pour, se dessaisir du dossier, ce qui ne semble pas être le cas actuellement. La question est de savoir pourquoi ? Mbola Rajaonah serait soupçonné dans le cadre d’une affaire de faits de corruption et assimilés. Des accusations qui n'étonnent pas dans la mesure où cet opérateur économique qui faisait partie du cercle très restreint des conseillers de l'ex - Président, Hery Rajaonarimampianina a toujours fait parler de lui pour des histoires de fraude douanière à grande échelle. L’opinion se demande si parmi les affaires pour lesquelles Mbola Rajaonah est aujourd’hui inquiété figurent des dossiers concernant des sociétés telles que Tranombarotra Mahasoa Sarlu ou encore Eninenme Sarlu. Des entreprises dont les noms apparaissent dans plusieurs affaires louches de fausse déclaration de marchandises, bénéficiant d'une exonération de taxes. Beaucoup ont du mal à comprendre comment la première société gérée par un dénommé Andrianandraina J., dont le siège est situé dans un centre commercial à Soarano et la seconde, basée dans un stand à Behoririka, puissent importer des tonnes de papiers journaux et surtout pour quoi faire.  

L.R.

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Editorial

  • Enfin, du changement !
    Le verdict est tombé ! Le pouvoir sous la direction de Rajoelina Andry Nirina abrogea, ce mercredi 14 août 2019, en Conseil des ministres le décret n°2017-096 du 26 avril 2017 portant nomination du directeur général de la Compagnie nationale Jiro sy Rano Malagasy (JIRAMA) Olivier Jaomiary. Nommé il y a deux ans et quatre mois de cela, le 26 avril 2017, sous le régime HVM, Jaomiary Olivier n’a pas réussi à convaincre ni le pouvoir en place, issu de la dernière élection, ni l’opinion publique notamment les usagers. Un moment, se croyant être indéboulonnable de son poste, au-dessus de toute tentative de limogeage, le désormais ex-DG de la JIRAMA finit par se faire rattraper en raison de son incompétence à redresser la Compagnie, mission principale qu’on lui avait confiée.

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