Publié dans Politique

Algoculture - Des bénéfices souvent négligés

Publié le mercredi, 17 avril 2019

Un complément d’activités. C’est comme cela que l’algocutlure ou la culture des algues est perçue par les communautés de pêcheurs. Pourtant, sur le littoral mahafaly, cette activité est devenue l’une des sources principales de revenus pour les pêcheurs. Effectivement, dans le sud de Toliara, depuis Anakao jusqu’à Ranolahy, près de 1 550 personnes s’adonnent désormais à l’algoculture.
« Selon nos derniers recensements, les algoculteurs issus des communautés que nous appuyons gagnent environ 50 euros, soit 230 000 ariary par mois, un surplus conséquent pour subvenir à leurs besoins. En plus, la production d’algues marines a considérablement augmenté, allant de 20 tonnes en 2016 à 157 tonnes pour l’année dernière. Les algues récoltées sont vendues à l’entreprise Ocean Farmers qui se charge de l’exportation et de la revente à l’étranger », s’enthousiasme un représentant du Fonds mondial pour la nature (WWF Madagascar). Avant cette initiative de WWF Madagascar, ces pêcheurs n’auraient jamais imaginé le fait de pouvoir gagner autant d’argent, seulement en récoltant des algues. Ils ont en effet toujours négligé l’algoculture.


Gestion durable

A noter que cet échange résulte particulièrement de l’accord signé entre le WWF, Ocean Farmers et le projet PIC (Pôles intégrés de croissance). Cet accord consiste à appuyer les communautés de pêcheurs du Sud dans la gestion durable de leurs ressources, et cela grâce à la formation et la dotation de matériels pour la pêche et l’algoculture. Un atelier de partage a même été organisé, au mois d’août 2018 à Anakao, afin de mettre en place un règlement officiel ou « dina » pour assurer la pratique durable de la culture d’algues marines. Une fois les règlementations en place, les algoculteurs pourront travailler tout en gérant durablement leurs ressources. Et actuellement, déjà 259 fermiers dont 251 femmes se sont engagés dans la culture d’algues marines.
 
Multisectorielle

Les algues représentent les matières premières de plusieurs produits, allant de l’alimentation aux produits cosmétiques, sans oublier ceux d’élevage. De ce fait, les dérivés de l’algoculture sont multisectoriels. Les algues sont utilisés dans les compléments alimentaires, les produits vétérinaires mais aussi pharmaceutiques, dans les produits cosmétiques, dans les matières bio-plastiques, ainsi qu’en tant que fertilisants ou encore des sources d’énergies renouvelables (algocarburant, biogaz). De ce fait, le champ est assez large. En virant dans ce sens, les pêcheurs feront des bénéfices bien nets, surtout que la production sera essentiellement biologique.
Rova Randria

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Editorial

  • Enfin, du changement !
    Le verdict est tombé ! Le pouvoir sous la direction de Rajoelina Andry Nirina abrogea, ce mercredi 14 août 2019, en Conseil des ministres le décret n°2017-096 du 26 avril 2017 portant nomination du directeur général de la Compagnie nationale Jiro sy Rano Malagasy (JIRAMA) Olivier Jaomiary. Nommé il y a deux ans et quatre mois de cela, le 26 avril 2017, sous le régime HVM, Jaomiary Olivier n’a pas réussi à convaincre ni le pouvoir en place, issu de la dernière élection, ni l’opinion publique notamment les usagers. Un moment, se croyant être indéboulonnable de son poste, au-dessus de toute tentative de limogeage, le désormais ex-DG de la JIRAMA finit par se faire rattraper en raison de son incompétence à redresser la Compagnie, mission principale qu’on lui avait confiée.

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