Publié dans Société

Violences basées sur le genre - Presque la moitié des femmes mariées consentantes

Publié le mardi, 20 septembre 2016

Une réalité. 45,2 % des femmes âgées d’entre 15 et 49 ans considèrent que « le mari a le droit de battre sa femme à cause d’au moins l’une des raisons suivantes : la femme brûle la nourriture, se dispute avec lui, sort sans l’aviser, néglige les enfants ou refuse des rapports sexuels ».

Outre les violences physiques, bon nombre de femmes endurent quotidiennement des violences psychologiques, économiques et sexuelles. C’est le cas de Toavina R. (nom d’emprunt), une mère de famille résidant à Mahamasina. « Mon mari ne cesse pas de me crier dessus, de me critiquer et de me rabaisser. Pourtant, je fais tout mon possible pour m’occuper de lui et de mes 3 enfants, malgré le fait que je travaille. Une fois, il m’a frappé à cause d’une dispute suite à son infidélité alors que j’étais enceinte de 7 mois. Il est de nature agressif, je le savais depuis longtemps et j’ai toujours espéré qu’il allait changer, mais en vain. Je suis sur le point de craquer, mais je n’ose pas lui dénoncer au risque de faire du tort à mes enfants », nous confie cette jeune mère, âgée de 30 ans. Comme elle, bon nombre d’épouses victimes de violences optent pour le silence. Raison pour  laquelle les centres d’écoutes et d’orientations juridiques multiplient les sensibilisations. Pour sa part, le ministère de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme ainsi que ses partenaires, dont le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), viennent de lancer la stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre (Vbg), le 15 septembre dernier. Celle-ci s’articule autour de 5 axes stratégiques, à savoir la prévention des actes de violence, la réponse juridique-médicale et sociale, la réinsertion socio-économique des victimes/survivantes de Vbg et l’accompagnement psychosocial des auteurs, la coordination et le suivi/évaluation ou encore l’optimisation des résultats par la mise en place de mesures d’accompagnement. Le but étant de réduire la prévalence de ces genres de violence dans la Grande Ile.

Recueillis par Patricia R.

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Editorial

  • Chance exceptionnelle !
    La session exceptionnelle du Bac (général) débute ce jour mercredi et ce jusqu’au vendredi 25 octobre 2019. Un évènement inédit à Madagasikara depuis la chute de l’Amiral rouge en 199I. Suite à une vague de fuite de sujets des examens du Bac option « général », le Président  Rajoelina Andry Nirina décida d’organiser une session exceptionnelle sur toute l’étendue du territoire national, uniquement pour le Bac (général) et destinée seulement pour les recalés de la session normale. Pour cause, les fuites constatées dans plusieurs Centres d’écrit du pays durant les  sessions du 30 septembre au 4 octobre 2019 causèrent d’importantes perturbations qui, évidemment, provoquaient de graves préjudices  au bon déroulement des examens et portant atteinte à la sérénité des candidats.  C’est une décision juste et légitime de la part d’un dirigeant sensible au souci de son peuple et ce pour corriger les erreurs de certains « ennemis de la Nation ». Un acte délibéré…

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