Publié dans Société

Emigration - La maltraitance envers les travailleurs migrants en régression

Publié le jeudi, 22 septembre 2016

Des résultats positifs depuis le début de ce deuxième semestre. La surveillance des traitements à l’endroit des travailleurs migrants malagasy à l’étranger a été renforcée, depuis le début de l’année. Aucune plainte n’a ainsi été reçue par l’Etat jusqu’à ce jour, sur un quelconque cas de maltraitance de ces travailleurs. Cela, en raison du renforcement des procédures administratives et législatives. 

La suspension du transfert des travailleurs migrants depuis 2013 n’est pas encore levée. Certains émigrants ont quand même pu sortir légalement du territoire, notamment pour ceux qui ont eu l’accord du ministère de la Fonction publique, puis celui du ministère de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Enseignement technique depuis juin 2015 dernier. Ou illégalement, pour ceux qui sont envoyés par des bureaux de placement non agréés par l’Etat.

« Depuis la prise en charge des travailleurs migrants par le ministère de l’Emploi, aucun bureau de placement n’a encore été agréé. Les procédures sont en cours, mais nous attendons encore qu’elles prennent fin avant d’accorder un agrément à ces bureaux », a expliqué Volatiana Raharinosy, directeur de l’emploi à l’étranger, hier, lors de l’ouverture de l’atelier de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) qui s’est déroulé à Antaninarenina. D’après ses explications, les procédures ont été renforcées. Ainsi, une convention devra être signée entre les bureaux de placement et les centres de formation professionnelle. Des accords bilatéraux devront également être signés entre Madagascar et les pays de destination. Le délai pour la fin de ces procédures reste encore à déterminer. D’autre part, des critères devront être respectés par ces bureaux. Entre autres, l’octroi d’une formation linguistique aux travailleurs migrants pour que ceux-ci puissent parler la langue de leurs pays de destination. 

Il faut cependant souligner que 17 bureaux de placement ont actuellement déposé des demandes auprès du ministère de l’Emploi. Environ 40 bureaux ont été auparavant agréés par le ministère de la Fonction publique. De plus, le transfert des émigrants malagasy dans des pays à risque où plusieurs cas de maltraitance ont été connus, tels qu’en Liban et dans plusieurs pays arabes, est encore jusqu’à 

présent interdit.

Rapatriés

Toujours d’après les explications de Volatiana Raharinosy, le retour dans leur pays d’origine des émigrants malagasy maltraités est également exigé, si certains ayant connu le même sort restaient dans leurs pays de destination, auparavant. Cela figure également parmi les raisons pour lesquelles les maltraitances ont régressé. « En 2015, une femme ayant travaillé à Hong Kong et atteinte de l’hépatite B, a été rapatriée à Madagascar », a cité à titre d’exemple le directeur de l’emploi à l’étranger.

Le renforcement des lois fait actuellement partie des priorités. Inconnues de la plupart des émigrants et non appliquées, celles-ci sont à l’origine des problèmes rencontrés par le Gouvernement malagasy depuis plusieurs années dans le cadre de l’envoi des travailleurs à l’étranger. Alors que le marché de l’emploi à Madagascar semble serré et peu attrayant, la perspective de travailler à l’étranger est une alternative idéale pour beaucoup de 

Malagasy. Une refonte des procédures de migration est fondamentale, comme l’a affirmé également le chef de bureau de l’Oim Madagascar, Daniel Silva.

 

Tiasoa Samantha

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