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Publié dans Société

Assainissement « musclé » dans la Capitale - Les policiers municipaux incriminés

Publié le mercredi, 26 octobre 2016

« Nous sommes contre les violents agissements des agents de la Police municipale auprès de la Commune urbaine d’Antananarivo (Cua). Ils ne se contentent pas de nous chasser mais ils usent de leur force pour s’attaquer aux plus faibles, notamment les femmes », renchérissent les marchands informels du centre-ville.

Cette incrimination des policiers municipaux ne cesse de s’intensifier ces derniers jours, notamment suite au décès d’une vieille dame, parmi les occupants des rues d’Analakely. Une échauffourée a failli s’éclater hier, du côté de la morgue de l’hôpital de Befelatanana, où le corps de la défunte a été gardé. En fait, les marchands des rues et trottoirs y étaient venus en masse pour réclamer le corps de leur « amie martyrisée », d’autant plus que celle-ci n’a aucune famille, du moins dans la Capitale.

Les éléments des Forces de l’ordre étaient aussi au rendez-vous pour éviter tout débordement et pour assurer l’ordre public, d’après leurs dires. Après quelques minutes d’altercations entre les deux parties, le corps a été déplacé à la morgue de l’Hjra et non à l’Esplanade d’Analakely, comme le souhaitent les marchands. Ces derniers envisagent toutefois de renforcer leurs revendications afin que le corps de la vieille dame leur soit livré. 

En dehors des marchands concernés par l’assainissement de la Capitale, de nombreux passants et citadins dénoncent aussi les agissements des agents de la Police municipale. Rappelons qu’au début de ce mois d’octobre, deux femmes, marchandes de nems et de sambos devant Shoprite Analakely, ont été agressées par des éléments de la Cua.

C’était lors d’une séance d’assainissement nocturne menée au centre-ville, notamment du côté d’Ambatomena, Analakely, Ambodifilao, Tsaralalàna et Petite vitesse. En fait, les agents de la Municipalité ne se sont pas gênés à chasser et insulter les deux femmes ainsi que de détruire leurs équipements comme la vitrine et les réchauds. Ils ont ensuite jeté de l’eau sur les victimes, lesquelles ont dû se défendre, mais en vain.

Au final, l’une des femmes victimes s’est écroulée par terre, à bout de force, avant d’être transportée à bord de la camionnette « mangabe » de la Municipalité. Cette scène a choqué plus d’un, lesquels s’opposent à l’usage de la force tout en proposant l’adoption d’une autre stratégie d’assainissement. Sanctionner les fournisseurs de marchandises serait une issue, d’après leurs dires, sans oublier l’aménagement des marchés pour accueillir ceux œuvrant dans l’informel.

 

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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