Publié dans Société

Santé publique - Vers la mise en réseau des formations sanitaires

Publié le lundi, 31 octobre 2016

Les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (Ntic) au service de la santé publique. Le groupe Telma, à travers sa fondation, et le ministère de la Santé publique (Msp) se donnent la main pour la mise en œuvre de la stratégie nationale de l’« e-santé ». L’élaboration de cette politique est actuellement en cours, à en croire un responsable auprès dudit ministère.

« La mise en réseau de toutes les formations sanitaires, depuis les centres de santé de base (Csb) jusqu’aux centres hospitaliers universitaires (Chu), constitue la principale activité à mettre en œuvre dans cette stratégie. Pour ce faire, les centres de santé seront dotés de tablettes, avec lesquelles les responsables pourront envoyer auprès de la centrale des informations en temps réel», fait part le Professeur Luc Hervé Samison, doyen de la Faculté de médecine d’Antananarivo mais qui a parlé au nom du Msp.

« Si les cas de paludisme, de peste ou autres maladies font par exemple rage dans une localité, les personnels de santé locaux pourront alarmer les responsables ministériels afin que ces derniers puissent prendre des décisions et agir dans l’immédiat », poursuit-il. D’un autre côté, les informations recueillies à temps réel pourront faciliter l’envoi de médicaments adéquats selon les besoins d’une localité, afin d’éviter toute rupture de stock.Innovation pédagogique via le « e-learning» Outre la mise en réseau des centres de santé, l’ « e-learning» fait partie des activités phares dans l’utilisation des Ntic au profit de la santé publique. Ce programme permet une innovation pédagogique pour les étudiants en médecine, les médecins et paramédicaux ou encore les spécialistes. Ces personnels de santé peuvent apprendre des nouvelles techniques dans la prise en charge des patients et le traitement de diverses maladies. Ils peuvent également partager leurs expériences et renforcer leurs capacités, à travers une formation à distance. C’était le cas samedi dernier lors de la 3ème édition du « Gastro training afrique » ou Gtaf, où environ 200 étudiants, médecins et spécialistes malgaches ont pu bénéficier d’une retransmission en temps réel des ateliers d’endoscopies digestives à visée de diagnostic et interventionnelle.

Des ateliers filmés en direct depuis les blocs opératoires de l’Hôpital américain de Paris mais qui ont été rediffusés à Toamasina, Antsiranana, Fianarantsoa et Antananarivo. « Madagascar a été choisi pour ce programme scientifique de haut niveau puisque nous disposons des équipements, matériels et infrastructures nécessaires pour la retransmission des ateliers y afférents.

Une telle collaboration va même s’enchaîner dans d’autres domaines et institutions, grâce à l’ "e-gouvernance" », avance Lova Bordes, de la fondation Telma. Pour information, le Gtaf est devenu un moyen de partage d’informations rapides vers les pays francophones d’Afrique grâce aux Ntic, dans le cadre des échanges  informatifs dans le domaine de la santé. Pour cette édition, le Pr Rado Ramanampamonjy et le Pr Benjamin Rakotoambinina ont représenté Madagascar, grâce à la mise en place d’un comité scientifique.

Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Intouchables ou impénétrables !
    La réelle volonté d’assainir le régime existe-t-elle vraiment ? La détermination du Président Rajoelina Andry de traduire en actes le Velirano (point XI) est-elle concrètement partagée avec toutes les autorités compétentes notamment celles chargées de traquer les auteurs de malversations financières ou autres ? On a la triste impression que la culture de l’impunité dans le « jardin » de la République serait, le conditionnel est de rigueur, encore et toujours florissante. Tout comme la culture du chanvre dans la grande forêt du Nord où les « cultivateurs » n’ont pas de souci à se faire. L’immunité dont bénéficient les hauts responsables ou les parlementaires du pays devient une sorte de bunker impénétrable.

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