Publié dans Société

Nouvelles taxes dans la Lfi 2017 - Jean Max Rakotomamonjy évite de se mouiller

Publié le mercredi, 09 novembre 2016

Les nouvelles taxes inscrites dans ce projet de loi de Finances 2017 agitent les réseaux sociaux et l’opinion malagasy en général depuis quelques jours. Certains observateurs crient au matraquage fiscal. Le texte prévoit notamment la taxe de résidence pour le développement auprès de la Commune ou encore la taxe de protection civile.

Face au tollé provoqué par ces nouvelles taxes, le président de l’Assemblée nationale Jean Max Rakotomamonjy a évité de se mouiller. « Il faut peser le pour et le contre. Quand on regarde une loi de Finances, il  faut veiller à regarder les diminutions mais aussi les hausses », a indiqué le tenant du perchoir de la Chambre basse, en marge du « Séminaire parlementaire sur les processus budgétaires et les questions d’éthique et de déontologie parlementaire », qui se déroule à Tsimbazaza durant deux jours.

Selon le projet de loi entre les mains des parlementaires, la taxe de résidence pour le développement auprès de la Commune, d’un montant limité à 5 000 ariary par an, concerne tout résident âgé entre 21 et 60 ans. La taxe de protection civile concerne les propriétaires du ou des chiens ou animaux dangereux domestiqués, d’armes blanches au 1er janvier de l’exercice d’imposition ou s’il n’est pas connu, par leur détenteur à cette date.

Si le texte est adopté tel quel, c’est-à-dire sans amendements par les parlementaires, les contribuables devront se résoudre  à payer toujours plus pour le fonctionnement de leurs  institutions, des collectivités territoriales décentralisées.  Notons qu’une nouvelle rencontre entre les députés, le ministère des Finances et du Budget ainsi que le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation est programmée pour demain. Le programme de la session parlementaire ordinaire en cours affiché au Palais de Tsimbazaza ne mentionne pas pour l’instant le projet de loi de Finances 2017. Les députés devront encore attendre avant d’en finir avec l’examen du projet de loi. La question est de savoir si le vote aura lieu avant ou après le Sommet de la Francophonie.

 

L.A.

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Editorial

  • Enfin, du changement !
    Le verdict est tombé ! Le pouvoir sous la direction de Rajoelina Andry Nirina abrogea, ce mercredi 14 août 2019, en Conseil des ministres le décret n°2017-096 du 26 avril 2017 portant nomination du directeur général de la Compagnie nationale Jiro sy Rano Malagasy (JIRAMA) Olivier Jaomiary. Nommé il y a deux ans et quatre mois de cela, le 26 avril 2017, sous le régime HVM, Jaomiary Olivier n’a pas réussi à convaincre ni le pouvoir en place, issu de la dernière élection, ni l’opinion publique notamment les usagers. Un moment, se croyant être indéboulonnable de son poste, au-dessus de toute tentative de limogeage, le désormais ex-DG de la JIRAMA finit par se faire rattraper en raison de son incompétence à redresser la Compagnie, mission principale qu’on lui avait confiée.

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