Publié dans Société

Falsification de cartes et visas - Plus de 40 milliards de manque à gagner pour l’Etat

Publié le vendredi, 03 mars 2017

 

La falsification de cartes de résident et de visas, qui défraie la chronique ces derniers temps, a causé un manque à gagner estimé à plus de 40 milliards d’ariary pour l’Etat malgache. Selon une source auprès du ministère de l’Intérieur, les opérations correspondantes génèrent une moyenne mensuelle de 1,2 milliard de la monnaie nationale pour les caisses de l’Etat.

La somme de 40 milliards d’ariary est obtenue à partir de l’hypothèse fiable. En réalité, la falsification remonte à 2009-2010, au début de la période de Transition. Des auteurs des faux et usages de faux ont été déjà démasqués à l’époque. Malgré tout, les pratiques frauduleuses ont pu se poursuivre de façon insidieuse en raison de la faiblesse du système de contrôle. Pire, la récente introduction du biométrique semble avoir conforté les falsificateurs qui ont investi dans l’acquisition des équipements de haute performance. Ces gens - là fonctionnent comme une organisation d’une puissance assez redoutable. Des ramifications prennent appui sur des divers secteurs de l’appareil d’Etat. A présent, les autorités gouvernementales veulent ordonner la saisie de tous les biens appartenant à la personne identifiée comme le cerveau de l’opération frauduleuse. Les dispositions d’une nouvelle loi en préparation depuis l’an dernier prévoient cette possibilité. Mais d’autres autorités se seraient opposées à une telle décision, nous a-t-on indiqué. Des indiscrétions rapportent que des individus connaissant bien le milieu sont parmi les auteurs de la pratique frauduleuse. Ils ont été à la Direction de l’immigration et de l’émigration (Die) au ministère de l’Intérieur. C’est le cas des deux dames, jetées en prison avec l’auteur. Entre-temps, deux de leurs proches collaborateurs sont en cavale et sont activement recherchés.  Une plainte de l’une de leurs victimes vient même d’être déposée à la Die. Un montant de 609 euros est en cause.

Tous les titulaires des cartes de résident et de visas sont invités à engager la démarche destinée à prouver l’authenticité ou non de leurs papiers. Cela doit se faire auprès du service de contrôle des étrangers. Ils ont en effet intérêt à se plier à cette directive. En cas de contrôle inopiné, l’expulsion immédiate attend toute personne en possession si des pièces dont la fausseté est avérée. Un examen cas par cas est quand même incontournable. L’expulsion immédiate est non négociable dans le cas où les documents présentés sont faux car ils ont été produits en dehors du service normal. Des considérations supplémentaires peuvent être accordées aux titulaires de faux papiers dont la production relève des circuits illégaux au ministère dans le but apparent de pouvoir remonter aux sources. Un sérieux coup de balai s’annonce alors du côté d’Anosy. Les responsables directs prennent la bête par les cornes au moment où l’on parle.

Manou Razafy

 

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Editorial

  • Chance exceptionnelle !
    La session exceptionnelle du Bac (général) débute ce jour mercredi et ce jusqu’au vendredi 25 octobre 2019. Un évènement inédit à Madagasikara depuis la chute de l’Amiral rouge en 199I. Suite à une vague de fuite de sujets des examens du Bac option « général », le Président  Rajoelina Andry Nirina décida d’organiser une session exceptionnelle sur toute l’étendue du territoire national, uniquement pour le Bac (général) et destinée seulement pour les recalés de la session normale. Pour cause, les fuites constatées dans plusieurs Centres d’écrit du pays durant les  sessions du 30 septembre au 4 octobre 2019 causèrent d’importantes perturbations qui, évidemment, provoquaient de graves préjudices  au bon déroulement des examens et portant atteinte à la sérénité des candidats.  C’est une décision juste et légitime de la part d’un dirigeant sensible au souci de son peuple et ce pour corriger les erreurs de certains « ennemis de la Nation ». Un acte délibéré…

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