Publié dans Société

Ankasina - Une femme retrouvée morte et ligotée

Publié le dimanche, 12 mars 2017

Lolona ou « Ra-sec » (61 ans), a été retrouvée morte la nuit du vendredi, chez elle à Ankasina.  Le corps de cette ex-secrétaire du quartier, d’où son surnom de « Ra-sec », avait les pieds et poings liés et on l’a bâillonnée. Samedi en début de l’après-midi, c’était sa belle-sœur qui a repéré, et ce, en compagnie du « fokonolona » et de la Police, le corps dans une position couchée sur le ventre et au pied d’un escalier de son appartement situé au premier étage. « Les locataires qui habitent le rez-de-chaussée ont affirmé n’avoir rien entendu de suspect », confie une source.

Autour de la victime, tout était intact. Trois postes de télévision étaient à leurs places habituelles et l’une a fonctionné encore lorsque le « fokonolona » a accédé dans l’appartement.  La bague que portait la défunte restait sur son doigt. Apparemment, aucun vol n’a été donc signalé, sauf peut-être que l’armoire semblait avoir été fouillée. Les effets vestimentaires qui étaient à l’intérieur ont été trouvés dans un état de capharnaüm total. La thèse d’un règlement de compte a été privilégiée, du moins selon des sources proches de la victime, qui a été plutôt connue comme une femme aisée.

Le « 4x4 » suspect

La veille du drame, ses voisins ont raconté leur version des faits. « Alors que
les heures ont avancé, un véhicule "4x4" blanc a été aperçu non loin de la maison. Plus tard, Lolona, une fois qu’elle était revenue à la maison, a raconté que les occupants du véhicule l’auraient invitée à boire avec eux. Mais elle a refusé en prétextant qu’elle n’aime pas les boissons alcoolisées », poursuit la source.  Il serait pourtant difficile de faire la conclusion comme quoi le meurtre de « Ra-sec » aurait un lien ou non avec la venue de cette voiture tout-terrain sur les lieux.

Autre hypothèse susceptible d’apporter une lueur à cet assassinat est la richesse supposée de la défunte. « Elle venait de revendre une voiture et elle a été propriétaire de trois appartements qu’elle a loués », affirme une source. Selon des indiscrétions, son ménage serait en déconfiture et l’existence d’une rivale ou supposée, l’aurait exacerbée au point qu’elle, qui est très croyante, a fait appel à ses coreligionnaires afin de prier avec elle et d’exorciser sa maison.
Franck Roland

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Editorial

  • Elan national
    Les portes de la Commission mixte, Malagasy et Français chargée de trancher sur le sort des îles Eparses, s’ouvriront ce lundi 18 novembre 2019 à Antananarivo (Andafiavaratra) avec en toile de fond un tableau apparemment contrasté. D’une part, la récente déclaration, incendiaire et provocante, d’Emmanuel Macron aux îles les Glorieuses  « Ici c’est la France ! » De l’autre, la détermination de Madagasikara de vouloir « récupérer » à tout prix les îles malagasy sournoisement appelées « îles éparses ». Les autorités malagasy, soutenues par l’ensemble de l’opinion nationale, campent sur leur position à savoir les cinq perles dites îles Eparses (Europa, Bassa da India, Juan de Nova, les Glorieuses et Tromelin) sont malagasy et ce conformément aux deux résolutions de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 12 septembre 1979 portant n° 34/91 et du 11 décembre 1980 n°35/123.  

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