Publié dans Société

Lalao Ravololomboahangy - Plus de 40 ans de carrière dans la confection !

Publié le lundi, 13 mars 2017

Elle s’est initiée dans le domaine de la confection de vêtements et accessoires dès l’âge de 12 ans. 48 ans plus tard, elle s’évertue à transmettre aux générations futures ses savoir-faire et ses expériences en la matière. Elle, c’est Harimanana Vaholy Lalao Ravololomboahangy. Cette « couturière professionnelle » a accepté de nous relater son parcours et les difficultés qu’elle a dû faire face durant ces années.

 

« Je me suis initiée à la confection dès mon enfance. Avec mes sœurs, nous avons fabriqué nous-mêmes les habits de nos poupées et ce avec le rébus d’étoffes dans l’atelier de notre père, qui était un célèbre fabricant de parapluies à Antananarivo. Le reste des tissus de notre oncle nous a également servi comme fournitures de base pour nos petites confections de l’époque », se souvient Lalao Ravololomboahangy. Agée actuellement de 60 ans, cette confectionneuse professionnelle s’illustre dans ce domaine, avec la vente de ses œuvres tant au niveau national qu’international. Mais pour arriver à ce stade de reconnaissance après plus de 40 ans de carrière, elle a suivi un long parcours. « J’ai débuté la confection par des travaux manuels, puis utilisé les diverses machines à coudre mécaniques et finalement électriques », avance-t-elle. Notre couturière de renom a ensuite étoffé son talent par des formations en coupe et couture ainsi qu’en broderie auprès des centres spécialisés. « J’avais l’intention de devenir un tailleur pour homme, mais au final, je me suis aperçue que la fabrication de costumes féminins convenait plus à ma capacité. Ainsi, j’ai pu produire des tenues adéquates pour diverses cérémonies. Mes activités se sont étendues jusqu’à la production d’autres effets comme les sacs de toutes sortes, que j’ai vendus à Madagascar et à l’étranger », ajoute madame Vaholy Lalao.  

Des difficultés à surmonter

Comme la plupart des métiers liés au commerce, la confection a aussi rencontré d’énormes difficultés, notamment à cause des crises cycliques qui ont sévi Madagascar depuis 1991 jusqu’à maintenant. Ces crises ont entraîné des retombées socio-économiques conséquentes, vu que les moyens financiers des habitants ne cessent de chuter depuis. Du coup, acheter des nouveaux vêtements et accessoires reste occasionnel, notamment pour les grands évènements. D’un autre côté, le pullulement des produits et effets vestimentaires importés, surtout ceux provenant des pays asiatiques, constitue un autre fait à surmonter. Ces articles sont proposés sur le marché local à des prix attrayants, bien que leurs qualités et leur authenticité ne soient pas garanties. « Cet envahissement des marchandises importées m’a encouragé à perfectionner mes œuvres, et ce malgré la différence entre les moyens de production », témoigne madame Ravololomboahangy. Cette professionnelle dans la confection de vêtements et accessoires dénonce également la persistance de la concurrence déloyale, avec l’invasion de commerçants informels qui ne versent ni impôts ni taxes. Quoi qu’il en soit, notre hôte du jour défend avec sévérité l’exercice de la profession commerciale par les femmes. « Les femmes peuvent très bien s’en sortir et subvenir aux besoins de leurs familles, à condition qu’elles s’exercent sérieusement et avec respect. Personnellement, proposer mes œuvres de confection sur le marché m’a énormément aidé à prendre en charge entièrement mes enfants, surtout après la disparition de mon mari en 1997 », conclut-elle.

Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Chance exceptionnelle !
    La session exceptionnelle du Bac (général) débute ce jour mercredi et ce jusqu’au vendredi 25 octobre 2019. Un évènement inédit à Madagasikara depuis la chute de l’Amiral rouge en 199I. Suite à une vague de fuite de sujets des examens du Bac option « général », le Président  Rajoelina Andry Nirina décida d’organiser une session exceptionnelle sur toute l’étendue du territoire national, uniquement pour le Bac (général) et destinée seulement pour les recalés de la session normale. Pour cause, les fuites constatées dans plusieurs Centres d’écrit du pays durant les  sessions du 30 septembre au 4 octobre 2019 causèrent d’importantes perturbations qui, évidemment, provoquaient de graves préjudices  au bon déroulement des examens et portant atteinte à la sérénité des candidats.  C’est une décision juste et légitime de la part d’un dirigeant sensible au souci de son peuple et ce pour corriger les erreurs de certains « ennemis de la Nation ». Un acte délibéré…

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