Publié dans Société

ANS Ampefiloha - Les sinistrés renvoyés !

Publié le lundi, 13 mars 2017

Retour au foyer. Les sinistrés qui ont été recueillis à l’Académie nationale des sports (Ans), Ampefiloha ont été « renvoyés », selon leurs propos, dans leurs foyers respectifs, dimanche dernier. Un retour trop tôt à la maison pour ces sinistrés dont les habitations sont encore inondées. Ces sinistrés, comptés à plus de 850 individus, proviennent en  effet des bas-quartiers des environs : Andavamamba, Ampefiloha et notamment « La Réunion Kely ».

« Des responsables nous ont dit qu’on devait quitter momentanément les lieux car ceux-ci allaient être nettoyés. Nous avons quitté les lieux, et ils ne nous ont pas rappelés. Quand nous avons demandé des explications, ils nous ont renvoyés et ont dit qu’on pouvait rentrer parce que l’eau était redescendue à son niveau normal », a témoigné une habitante de « La Réunion Kely », hier. Dans l’impasse, ces sinistrés ont été obligés de revenir dans leurs maisons inondées, ou de chercher l’asile chez des proches. Ces sinistrés ont également affirmé qu’ils n’ont pas obtenu les aides qui devaient provenir des autorités. « Ils nous ont dit de revenir hier sous prétexte que les femmes enceintes et les enfants du "Fokontany" d’Andavamamba, dont les sinistrés qui n’ont pas encore reçu les aides, les auraient. Mais nous n’avons rien reçu », continue cette habitante. Des mères de famille dénoncent d’ailleurs un détournement de dons dans ces quartiers inondés par les eaux.
Détournement de dons
Des mères de famille de « La Réunion Kely » ont dénoncé que des dons ont été détournés par les responsables, notamment ceux destinés au « Fokontany » de Manarintsoa Isotry. Au cours des distributions d’aides à l’Ans, Ampefiloha, la semaine dernière, les habitants et les sinistrés de « La Réunion Kely » se sont alignés. Certains individus qui y étaient présents ont été des « mercenaires » envoyés par les responsables du « Fokontany » même. « Une fois que ces sinistrés pirates et quelques habitants de notre quartier ont eu leur part, ces membres du « Fokontany » ont déclaré que la distribution est terminée, malgré que nous avons encore nos tickets en main », ont affirmé des mères de famille. Les familles n’ont ainsi bénéficié que d’un kilogramme de riz. Les autres Ppn comme l’huile, le savon, les ustensiles de cuisine et les légumineuses ont disparu.
Tiasoa Samantha

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Editorial

  • Elan national
    Les portes de la Commission mixte, Malagasy et Français chargée de trancher sur le sort des îles Eparses, s’ouvriront ce lundi 18 novembre 2019 à Antananarivo (Andafiavaratra) avec en toile de fond un tableau apparemment contrasté. D’une part, la récente déclaration, incendiaire et provocante, d’Emmanuel Macron aux îles les Glorieuses  « Ici c’est la France ! » De l’autre, la détermination de Madagasikara de vouloir « récupérer » à tout prix les îles malagasy sournoisement appelées « îles éparses ». Les autorités malagasy, soutenues par l’ensemble de l’opinion nationale, campent sur leur position à savoir les cinq perles dites îles Eparses (Europa, Bassa da India, Juan de Nova, les Glorieuses et Tromelin) sont malagasy et ce conformément aux deux résolutions de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 12 septembre 1979 portant n° 34/91 et du 11 décembre 1980 n°35/123.  

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