Publié dans Société

Faux-visas et fausses cartes de résident - Quid des autres complices 

Publié le mardi, 14 mars 2017

Plus de deux semaines après l’arrestation à Ankorondrano, puis l’incarcération provisoire d’un homme poursuivi pour être le cerveau de fabrication de faux visas et de fausses cartes de résident vers fin février dernier, l’opinion s’interroge sur la suivie de l’enquête. Certes, une perquisition chez son complice, actuellement en cavale, a permis de trouver, outre les faux documents, du matériel de falsification en vue de fabriquer des faux documents mais aussi un revolver chargé de quatre munitions.

De leur côté, deux employées du ministère de l’Intérieur, également ses complices présumées, croupissent en prison. Le reste du réseau, puisqu’il s’agit d’un, semble bien n’avoir pas été du tout inquiété, depuis. Les enquêteurs, quoique leur promesse de mettre la main sur les autres membres du réseau dans le meilleur délai,  n’arrivent toujours non plus à mettre la main, ni sur les deux autres employées dudit ministère actuellement recherchées, ni surtout sur le résident d’Ivandry chez qui, les faux papiers et le matériel de falsification ont été découverts.

Au train donc où vont les choses, l’opinion craint qu’il existe quelque part une certaine volonté afin de chercher à faire passer l’affaire sous silence. Au pire, ses victimes, qui sont en majorité des Chinois, des Français ou des Indo-pakistanais soupçonnent que, comme dans la loi du silence caractéristique de la mafia, le présumé cerveau ne soit amené à ne pas finalement dénoncer les autres membres du réseau.
Il est à rappeler qu’après une plainte déposée par le ministère de l’Intérieur sur l’existence d’un réseau de faussaires, les gendarmes ont démarré une enquête vers la fin de l’année dernière. Ce fut ainsi qu’après avoir réussi à échapper aux Forces de l’ordre, les traces du  commanditaire supposé ont fini par être repérées du côté d’Ankorondrano. A l’époque, les enquêteurs l’ont arrêté à bord de sa belle voiture allemande. Après son auditoire dans les locaux du « Toby Ratsimandrava » de la Gendarmerie nationale, il a été placé sous mandat de dépôt à Antanimora tout comme les deux employées du ministère de l’Intérieur. Mais depuis, plus rien.
Franck Roland

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Editorial

  • Elan national
    Les portes de la Commission mixte, Malagasy et Français chargée de trancher sur le sort des îles Eparses, s’ouvriront ce lundi 18 novembre 2019 à Antananarivo (Andafiavaratra) avec en toile de fond un tableau apparemment contrasté. D’une part, la récente déclaration, incendiaire et provocante, d’Emmanuel Macron aux îles les Glorieuses  « Ici c’est la France ! » De l’autre, la détermination de Madagasikara de vouloir « récupérer » à tout prix les îles malagasy sournoisement appelées « îles éparses ». Les autorités malagasy, soutenues par l’ensemble de l’opinion nationale, campent sur leur position à savoir les cinq perles dites îles Eparses (Europa, Bassa da India, Juan de Nova, les Glorieuses et Tromelin) sont malagasy et ce conformément aux deux résolutions de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 12 septembre 1979 portant n° 34/91 et du 11 décembre 1980 n°35/123.  

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