Publié dans Société

Passage du cyclone - Enawo Un bilan opaque !

Publié le mercredi, 15 mars 2017

Des dégâts humains et matériels considérables. Les chiffres émanant du bilan provisoire du Bureau national de gestion des risques et catastrophes (Bngrc) ne cessent de s’alourdir de jour en jour. Le 8 mars dernier, au lendemain de l’entrée du cyclone « Enawo » dans le sol malgache, le rapport officiel a fait état de 4 morts et d’environ 4 000 sinistrés, dont plus de 1 400 dans la ville d’Antananarivo.

Une semaine plus tard, le bilan provenant de 58 Districts est catastrophique avec 78 morts, 18 personnes portées disparues et 250 blessés. A cela s’ajoutent les 394 114 sinistrés recensés au niveau national, dont 246 987 personnes déplacées dans les sites d’hébergement ou autres. Toutefois, le rapport émanant du Bngrc reste opaque. Aucun détail n’est livré aux autorités et acteurs de développement, ce qui titille les intervenants. Même les gens de la presse en sont privés. « Outre le retard des informations données par le bureau, les détails manquants poussent les gens à se demander si les chiffres avancés reflètent la réalité ou sont gonflés pour obtenir plus de soutien tant au niveau national qu’international », fait part un membre de la société civile, voulant garder son anonymat. Comme lui, bon nombre de citoyens et d’acteurs posent des questions sur la véracité du bilan officiel, d’autant plus que le Bngrc se limite sur les chiffres sans livrer les statistiques par région ou les causes de la mort, à titre d’exemple.

Déclaration de sinistre national
Le jour du passage d’Enawo à Antananarivo, le Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana a avancé la possibilité d’une déclaration d’urgence face aux dégâts occasionnés par le cyclone. C’était le 8 mars dernier, lors de sa visite à l’Académie nationale des sports (Ans), Ampefiloha, parmi les sites d’hébergement de la Capitale. « La déclaration d’urgence ne peut pas se faire à la légère. Sa signature tient compte de beaucoup de circonstances, dont le nombre de sinistrés qui doit dépasser les 100 000. Nous en sommes actuellement à près de 400 000 », souligne le chef du Gouvernement. En fait, cette disposition constitue un genre d’appel à l’aide de l’Etat lancé au niveau mondial pour accélérer le redressement post-cyclonique, y compris le relèvement des sinistrés et le rétablissement des infrastructures endommagées. Les ambassades étrangères, les organismes multilatéraux de développement ou encore les représentations diplomatiques font partie des destinataires de la déclaration de sinistre national. Cependant, divers intervenants en catastrophe ainsi que les organismes nationaux et internationaux n’ont pas attendu la signature de la déclaration pour agir au profit des victimes du cyclone. Les aides en leur faveur ne cessent d’arriver, dont le pont aérien contenant des articles humanitaires pour les secours. Hier, au palais de Mahazoarivo, le Système des Nations unies a remis des dons destinés aux sinistrés. Ces dons se composent de fournitures, des vivres, de médicaments importés ainsi que de divers produits et équipements provenant des stocks de contingence des agences onusiennes à Madagascar, en réponse à une partie des besoins prioritaires de la population affectée par le cyclone.
Patricia Ramavonirina

Fil infos

  • Naina Andriantsitohaina - Un mois passé à écouter les doléances des Tananariviens
  • Projet Tana-Masoandro - Tout a été fait dans les règles
  • PDG de JK Group et Sourcin Voyage - Jo Willy recherché pour abus de confiance et escroquerie
  • Echauffourées à Ambohitrimanjaka - Le gendarme blessé toujours entre la vie et la mort
  • Course à la Mairie d’Antananarivo - Ravalomanana infantilise le candidat du TIM
  • Andry Rajoelina à Antsirabe - Le Vakinankaratra se dote d’une université « manara – penitra »
  • Aviation - Air Austral, principale fossoyeuse d'Air Madagascar
  • Chaînes publiques nationales - Acquisition de nouveaux matériels
  • Emigration à Dubaï - 9 et 7 ans d'emprisonnement pour des frère et sœur
  • Désengorgement des prisons - Début des audiences foraines à partir du 21 octobre

La Une

Editorial

  • Chance exceptionnelle !
    La session exceptionnelle du Bac (général) débute ce jour mercredi et ce jusqu’au vendredi 25 octobre 2019. Un évènement inédit à Madagasikara depuis la chute de l’Amiral rouge en 199I. Suite à une vague de fuite de sujets des examens du Bac option « général », le Président  Rajoelina Andry Nirina décida d’organiser une session exceptionnelle sur toute l’étendue du territoire national, uniquement pour le Bac (général) et destinée seulement pour les recalés de la session normale. Pour cause, les fuites constatées dans plusieurs Centres d’écrit du pays durant les  sessions du 30 septembre au 4 octobre 2019 causèrent d’importantes perturbations qui, évidemment, provoquaient de graves préjudices  au bon déroulement des examens et portant atteinte à la sérénité des candidats.  C’est une décision juste et légitime de la part d’un dirigeant sensible au souci de son peuple et ce pour corriger les erreurs de certains « ennemis de la Nation ». Un acte délibéré…

A bout portant

AutoDiff