Publié dans Société

Befandriana-Nord - Aucun mot sur les incendies de villages

Publié le jeudi, 16 mars 2017

Selon une source policière, la commission mixte composée d’officiers de police judiciaire issus de la Gendarmerie et de la Police nationale, est rentrée dans la Capitale. Elle s’estime avoir rempli la mission que lui a demandé l’Etat malagasy et devant lequel elle devra remettre ses rapports d’enquête. Seulement, outre le fait que la balle est donc désormais dans le camp dudit Etat malagasy pour faire ultérieurement un communiqué adressé au public, ce dernier risque de connaître la plus grande frustration. C’est que, selon toujours ladite source de la Police, ces rapports d’enquête ne concerneraient que les meurtres des deux policiers par des villageois d’Antsakabary, District de Befandriana-Nord.

Il est donc clair que la question la plus brûlante de l’affaire, c’est-à-dire les incendies de villages, acte soupçonné comme celui de représailles des policiers envers les habitants d’Antsakabary, semble loin d’être évoquée. On attire donc l’attention des instances ou autres organisations internationales, œuvrant dans les droits de l’Homme concernant la rapidité de la Justice locale, pour placer sous mandat  de dépôt les 5 personnes soupçonnées de meurtre des deux policiers. Parallèlement, l’on s’interroge bien où en est-on avec le dossier des 40 policiers concernant la soi-disant expédition punitive et qui seraient pointés du doigt d’être derrière la mise à sac de ces villages d’Antsakabary, trois semaines auparavant.

A l’allure où vont les choses, l’autre option, proposée par des juristes qui ont récemment pris la parole sur les ondes d’une radio privée, se profile à l’horizon. Ils ont clairement fait savoir que le recours ou bien la saisine de la Cour d’appel internationale pour juger ce qu’ils qualifient bien de crime contre l’humanité, serait donc inévitable. « Si l’Etat malagasy montre une faiblesse pour saisir la Justice locale afin de trancher sur l’affaire Antsakabary, il va  falloir saisir la Cour d’appel internationale », objecte une juriste. En attendant, on s’interroge pourquoi le Gouvernement ne prononce-t-il toujours pas sa sentence. La même juriste d’ajouter encore que les  individus qui ont tué les policiers, seraient bel et bien identifiés mais qu’ils se sont enfuis ou se sont cachés. Si cela est vrai, cette nouvelle donne bouleversera complètement aussi la situation, du moment où les 5 suspects croupissent déjà en prison à titre provisoire à Antsohihy.
Franck Roland

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Editorial

  • Canular !
     Et la farce continue. De mascarade en mascarade, les hommes du pouvoir mènent en bateau les 25 millions de Malagasy. Des numéros, très maladroitement interprétés, au lieu d’égayer la galerie, offusquent. La comédie vire à la pitrerie. La sauce mayonnaise tourne. C’est raté ! Iavoloha, mordicus et contre vents et marées,  persiste et signe de sa volonté à tripoter la Constitution. Ayant butté à une fin de non recevoir de la part des partenaires nationaux soutenus par la Communauté, les dirigeants aux cravates bleues ne désarment point. Pour contourner la chose, ils sont en train de mettre sur pied une nouvelle tactique. En effet, Iavoloha passe le relais aux parlementaires patentés au pouvoir. Les députés et sénateurs  proches du régime cogitent un plan machiavélique en vue de « toucher » à la Loi fondamentale. 

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