Publié dans Société

Traitement du cancer - La radiothérapie, bientôt accessible à l’hôpital Hjra !

Publié le vendredi, 17 mars 2017

En panne depuis 2008. Bon nombre de patients cancéreux nécessitant des soins par la radiothérapie ont été livrés à eux-mêmes depuis des années, et cela à cause de l’absence de l’appareil pour ce faire. Pourtant, cette technique est recommandée pour le traitement de la majorité des cas de cancer, notamment celui des seins et du col de l’utérus.
« 75 à 80 % des cas de cancer peuvent être guéris par la radiothérapie », confirme le Docteur Tovo Harivony, chef du service Oncologie auprès du centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (Hjra) sis à Ampefiloha.

Depuis presque 10 ans, seuls les patients atteints de cancer qui ont les moyens financiers peuvent consulter les cliniques privées pour profiter de ce traitement, lequel coûte aux environs de 10 millions d’ariary. D’autres optent tout simplement pour l’évacuation sanitaire à l’étranger pour mieux se soigner. Ceux de classe moyenne ont dû poursuivre le traitement par la chimiothérapie, une technique ne garantissant pas la guérison à 100 % notamment pour certains types de cancer. Les cancéreux en situation précaire n’ont pas d’autres choix que de subir leur sort. Mais cette situation sera prochainement révolue, avec la mise en place d’un centre de radiothérapie en public dans l’enceinte de l’Hjra.
Cinq milliards d’ariary de financement
Début des travaux en septembre 2016. Le centre de radiothérapie en public sera opérationnel d’ici 12 mois, au profit des patients dans le besoin. L’Etat, avec le soutien des partenaires techniques et financiers, ont injecté un budget de 5 milliards d’ariary pour la réalisation de ce projet. Celle-ci figure parmi les activités dans le cadre de l’application pacifique de l’énergie nucléaire au service de la recherche pour le développement. « La construction du "bunker" de radiothérapie à l’Hjra est en bonne voie. L’appareil innovant mis en place auprès du centre sera bientôt fonctionnel, grâce à notre partenariat avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea). L’appareil servira à la fois pour le dépistage et la prise en charge des cancéreux afin de garantir leur guérison », se réjouit le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesupres), la Professeure Monique Rasoazananera. C’était lors de la célébration du 60e anniversaire de ladite agence dans la Grande île, hier au « Development learning center » (Dlc) à Anosy. Quoi qu’il en soit, une mobilisation de l’Etat avec l’Aiea s’avère indispensable pour l’acquisition de matériels et la formation du personnel. Pour information, une dizaine de spécialistes devront être formés pour l’opérationnalisation du centre. Actuellement, le pays recense 7 spécialistes dans ce domaine, dont 2 oncologues radiothérapeutes.
Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Elan national
    Les portes de la Commission mixte, Malagasy et Français chargée de trancher sur le sort des îles Eparses, s’ouvriront ce lundi 18 novembre 2019 à Antananarivo (Andafiavaratra) avec en toile de fond un tableau apparemment contrasté. D’une part, la récente déclaration, incendiaire et provocante, d’Emmanuel Macron aux îles les Glorieuses  « Ici c’est la France ! » De l’autre, la détermination de Madagasikara de vouloir « récupérer » à tout prix les îles malagasy sournoisement appelées « îles éparses ». Les autorités malagasy, soutenues par l’ensemble de l’opinion nationale, campent sur leur position à savoir les cinq perles dites îles Eparses (Europa, Bassa da India, Juan de Nova, les Glorieuses et Tromelin) sont malagasy et ce conformément aux deux résolutions de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 12 septembre 1979 portant n° 34/91 et du 11 décembre 1980 n°35/123.  

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