Publié dans Société

Transport - Les taxis-ville en grève !

Publié le mercredi, 12 avril 2017

Non à la nouvelle lanterne. Les taxis ont défilé hier d’Antsonjombe jusqu’à l’Hôtel de Ville, Analakely. N’acceptant pas le changement de lanterne, les taxis-ville ont tenu, comme prévu, une manifestation. Les conditions de son obtention, qui ne sont pas claires, et sa soi-disant gratuité, constituent l’objet de cette grève.  « Le maire et son équipe focalisent leur travail dans des projets de marketing qui leur sont bénéfiques, mais non dans des projets de développement communautaire », explique un chauffeur de taxi.

Afin de résoudre ce problème, les responsables au sein de la Commune urbaine d’Antananarivo (Cua), dirigés par Rakotoarivony Marie William, directeur du transport au sein de la Cua, ont rencontré hier les taximen ayant accepté la nouvelle lanterne mais qui ne sont pas membres de leur Association. La Cua a profité pour réexpliquer la raison de ce changement. La modernisation du monde des taxis à Antananarivo en est la principale cause. En outre, ce changement conduit à lutter contre les taxis clandestins qui détruisent l’image des taxis en règle. En mettant cette lanterne, les taxis peuvent circuler librement en périphéries même dans l’enceinte de l’Aéroport international d’Ivato. Il faut juste la recouvrir. En cas de détérioration, la lanterne sera remplacée gratuitement à condition qu’elle n’ait pas été faite exprès, affirme Rakotoarivony Marie William. En ce qui concerne le coût de la publicité, la Commune a profité pour les rassurer que « le représentant du prestataire de la Commune nous a déjà promis de donner la part des taximen pour cette publicité ». Pour la journée d’hier, les embouteillages étaient au rendez-vous, ce qui n’a pas enchanté les usagers de la route. « Je peux comprendre cette grève, on a tous envie d’y participer. Mais quand elle porte atteinte à la liberté des autres en les empêchant de travailler, je ne peux pas accepter cela », déclare un passager. Une affaire à suivre !

Kanto R.

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Editorial

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    Alors que toutes les formations politiques, du moins celles dignes de leur stature, resserrent les rangs pour affronter la course en vue de la magistrature suprême, le parti du Président démissionnaire Hery Rajaonarimampianina s’effrite. Le parti au pouvoir va en ordre dispersé.  Les démissions se succèdent. Une défection cache une autre ! A ce rythme, le parti présidentiel, une formation politique, sûre de sa puissance, à  l’époque, et qui défiait avec un certain orgueil et d’une fierté, mal placée, les autres serait d’ici peu une carcasse d’ossements, sans âme, ni corps,  l’ombre de lui-même ! Les « départs définitifs » se poursuivent. Et la liste n’est pas exhaustive !

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