Publié dans Société

Toliara - La finale du « Kopi-kolé » endeuillée

Publié le dimanche, 07 mai 2017

Scène de violence inaccoutumée lors du spectacle, en marge de la finale du « Kopi-kolé » concoctée par TV+, vendredi soir au gymnase du quartier de Sanfily. Trois personnes ont trouvé la mort, tandis que 14 autres furent blessées. Tel est le triste bilan de ce que l’on qualifie d’un mouvement de foule dangereux, survenu au portail d’entrée de ce gymnase.

Les victimes décédées sont toutes de sexe masculin et l’un d’eux est un lycéen de 17 ans issu du même quartier.
Quoique l’hypothèse d’une bousculade, comme la Gendarmerie nationale l’a avancée, a été privilégiée, les proches d’un défunt soupçonnent autres choses derrière ce triste évènement. Ils pensent à un acte de sabotage perpétré par une poignée d’individus venus de l’extérieur du gymnase comme à l’origine du drame. « Notre proche qui est décédé, présente trois plaies occasionnées par un objet tranchant. De plus, les inconnus qui étaient venus perturber la sortie des spectateurs, étaient également munis de big-boss », confie l’intervenant. La déclaration de Siteny Andrianasoloniaiko, le député de Toliara I, semble confirmer un acte de déstabilisation de la part de ces inconnus. « Déjà, ces derniers ont cherché à semer le trouble en plein cœur du spectacle. Nous avons dû intervenir pour la première fois afin de ramener l’ordre. Mais ils étaient revenus à la charge sitôt le concert terminé. Paniqués, les gens ont alors cherché à refluer vers le gymnase lorsqu’ils ont été confrontés à ces perturbateurs. Il y eut alors cette bousculade, expliquant ainsi la blessure de toutes ces personnes, à part bien sûr la mort de trois autres », déclare le député sur les ondes de Radio Plus. Mais les versions sont plutôt confuses. De son côté, la Gendarmerie nationale a affirmé que la panique puis les remous qui se sont produits à la sortie du gymnase, auraient été provoqués par la volonté de certains à se lancer aux trousses des malfaiteurs, qui ont réussi à s’infiltrer sur les lieux, profitant de l’affluence des gens.  En attendant le résultat de l’enquête sur cette affaire, les proches des victimes décédées exigent de visionner les caméras, qui ont pu filmer la scène au moment du drame. L’objectif est aussi d’identifier le ou les agresseurs, qui ont frappé les victimes avec leurs couteaux.  Des membres de l’autorité de la Région se sont mobilisés pour présenter leurs condoléances et apporter le réconfort aux familles des victimes. Ils ont également promis que la lumière soit faite sur cette affaire.
Franck Roland

Fil infos

  • Ravalomanana en défenseur de l’opposition - Mémoire courte, mea culpa ou hypocrisie ?
  • Alana Cutland - Le corps toujours à la morgue de l’HJRA
  • Titre de chef de l’opposition - Insistance gênante de Marc Ravalomanana
  • Gendarmerie Sofia vs Gendarmerie Alaotra-Mangoro - Casse-tête chinois sur l’affaire des 450 zébus
  • Programme national « Fihariana » - Les entrepreneurs du Vakinankaratra à l’honneur !
  • Hery Vaovaon’i Madagasikara - Un petit tour et puis s’en va
  • Ambohimangakely - Un Sprinter volé à deux doigts d’un démontage…
  • Session extraordinaire du Parlement - Accent mis sur les intérêts nationaux
  • Scandales de détournement - Quid des anciens ministres impliqués ?
  • Toamasina - Quand une rumeur provoque une mini-émeute

Editorial

  • Enfin, du changement !
    Le verdict est tombé ! Le pouvoir sous la direction de Rajoelina Andry Nirina abrogea, ce mercredi 14 août 2019, en Conseil des ministres le décret n°2017-096 du 26 avril 2017 portant nomination du directeur général de la Compagnie nationale Jiro sy Rano Malagasy (JIRAMA) Olivier Jaomiary. Nommé il y a deux ans et quatre mois de cela, le 26 avril 2017, sous le régime HVM, Jaomiary Olivier n’a pas réussi à convaincre ni le pouvoir en place, issu de la dernière élection, ni l’opinion publique notamment les usagers. Un moment, se croyant être indéboulonnable de son poste, au-dessus de toute tentative de limogeage, le désormais ex-DG de la JIRAMA finit par se faire rattraper en raison de son incompétence à redresser la Compagnie, mission principale qu’on lui avait confiée.

A bout portant

AutoDiff