Publié dans Société

Peste - Plus de 80 morts et 326 cas déclarés

Publié le mardi, 16 mai 2017

Baisse du nombre des cas par rapport à ceux des dernières années. Le bilan de la dernière saison pesteuse, de septembre en avril, fait état de 326 cas déclarés. D’après le directeur de la veille sanitaire et surveillance épidémiologique auprès du ministère de la Santé publique, le Dr Maherisoa Ratsitorahana, 25% de ces cas s’agissent de décès.

Autrement dit, plus de 80 personnes ont perdu la vie à cause de la peste, dont la majorité provient des nouveaux foyers à savoir les Districts de Befotaka et Iakora. En fait, ces Districts de la Région Sud-est de l’île enregistrent une trentaine de morts. « La situation a toutefois pu être maîtrisée dans ces Districts malgré leur enclavement, lequel a rendu difficile l’intervention », ajoute notre source. Rappelons qu’au moins de novembre dernier, l’équipe d’investigation du Msp, de l’Oms et de l’Institut Pasteur ont passé 4 jours de voyage et 30km de marche à pied pour atteindre Inosy, la nouvelle Commune à Iakora qui a enregistré des dizaines de morts dues à la peste. D’un autre côté, le retard de consultation médicale et celui de la prise en charge ont aggravé la situation. Certains villageois optent encore pour les automédications ou la consultation des guérisseurs , jusqu’à ce que leur état se complique. Dans ce cas, le traitement s’avère plus que difficile.
Eradication impossible
« Madagascar est le pays qui rapporte le plus de cas de peste dans le monde. Malheureusement, on ne pourra jamais éradiquer ce fléau puisque son réservoir est animal. Par contre, l’on pourrait faire en sorte que le nombre de cas déclarés et de décès diminue », fait part Eric Bertherat, de l’Oms Genève. « De plus, la réapparition de la peste dans de nouveaux foyers constitue un autre problème. Les agents de santé locaux ne s’étaient pas préparés à faire face à cette épidémie, d’où les difficultés rencontrées dans la prise en charge », ajoute ce responsable. Néanmoins, la Grande île dispose d’une stratégie de lutte originale pour cette maladie, dont le test de diagnostic rapide utilisé dans tout le pays. Aussi, de nouvelles approches innovantes sur la lutte ont été présentées hier au Carlton Anosy, lors de la réunion d’information et de plaidoyers sur la situation de la peste à Madagascar. Parmi ces outils originaux figure le piège pour traiter les rats et leurs puces, à éparpiller auprès des villages d’autant plus qu’ils sont faciles à fabriquer, selon l’Oms. Quoi qu’il en soit, les rats décédés partout devraient alerter les villageois, lesquels sont priés d’en faire part aux autorités ou responsables des centres de santé. En même temps, les sensibilisations dans le cadre de la lutte contre la peste se poursuivent, tout comme la surveillance épidémiologique.
Patricia Ramavonirina

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Interdiction de manifester dans les Provinces - Les porte-paroles du Gouvernement désavoués
  • Mouvement des 73 députés - Rasoamaromaka H. accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat
  • Décision de la HCC - La déchéance ou la loi de la jungle
  • Place du 13 mai - Le mouvement des 73 députés gagne un nouveau souffle !
  • Eglise catholique apostolique romaine - Un quatrième Cardinal pour Madagascar
  • Hery Rasoamaromaka convoqué à la Brigade spéciale - La machine de la répression en marche
  • Dépôt du mémoire en défense - Erreur de calcul monumentale de la Présidence !
  • Grande manifestation des 73 députés - Déballages, carnaval, spectacle au programme ce jour
  • Administrateurs-civils de Madagascar - La coupe est pleine
  • Déchéance - Le Président a sciemment bloqué la mise en place de la HCJ

Editorial

  • Qu’elle se fâche !
    Un quotidien de la place, proche du régime, titrait à la Une de son journal ce week-end dernier « L’Union africaine se fâche ». Ce média faisait longtemps référence, journalistiquement parlant, dans le pays. Mais depuis que son patron fit allégeance au grand manitou du pouvoir en place, il va à contre-sens du vent qui souffle à travers tout le pays, en ce moment, et change son fusil d’épaule. Petite parenthèse !   Après avoir pris acte des rapports des émissaires dépêchés dans la Grande île, le président de la Commission de l’Organisation de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, aurait tapé sur la table. En fait, devant l’échec sans appel de la médiation initiée par l’Organisation continentale dirigée sur place par le diplomate algérien Ramtane Lamamra, l’envoyé spécial, en coordination avec Joaquim Chissano, de la SADC et d’Abdoulaye Bathily de l’ONU, l’Union africaine (UA) se fâche. Elle déplore, dit-on, l’« intransigeance » des parties concernées. Vu…

A bout portant

AutoDiff