Publié dans Société

Grève à Ankatso - Les étudiants emploient la manière forte

Publié le mercredi, 17 mai 2017

Une réévaluation de l’équipement (66 000 ariary) soit une augmentation à 100%  revendiquée. Les étudiants ont causé d’énormes dégâts que les responsables auprès de l’université ont décidé de lever la franchise universitaire.

Les Forces de l’ordre étant sur place depuis lundi ont, ainsi, eu l’autorisation d’entrer dans l’enceinte de l’université  afin de rétablir la sécurité. Vers 11 heures, les lacrymogènes ont fait suffoqué toutes les personnes se trouvant du côté des arrêts de la ligne 119.  Des jets de pierres à l’endroit des passants mais surtout des policiers et des gendarmes ont été lancés impitoyablement par les grévistes. Ils ont, également, saccagé des kiosques et ont allumé le feu devant le portail de l’université. De ce fait, un lieutenant a été grièvement blessé ainsi que quelques étudiants. Questionnés sur l’identité de ces grévistes, les responsables de l’université ainsi que les Forces de l’ordre n’ont pu encore se prononcer, étant donné de la libre circulation à Ankatso. Certes, ils sortent du champ universitaire, mais il est difficile d’affirmer s’ils sont vraiment des étudiants ou des mercenaires. «  A partir des photos prises lors de cette manifestation, il est facile pour la présidence de l’université de les identifier. Par contre, les étudiants à l’université connaissent très bien les risques qu’ils courent en cas de dérèglement », a expliqué le directeur de cabinet du président de l’université, Alain Andriamiandravola, hier. D’après ses explications, les étudiants ont toujours peur d’être convoqués devant le conseil de discipline du fait que leur cursus universitaire pourrait être compromis. Par ailleurs, les universitaires doivent servir d’exemple mais non des leaders de grève a-t-il continué.

Aucune arrestation 

Malgré l’ampleur des dégâts, les Forces de l’ordre ayant repliqué par des bombes lacrymogènes n’ont pas fait d’arrestation. « Nous n’avons pas encore procédé à des arrestations, par contre, des étudiants ont été convoqués pour être interrogés et ils ont été relâchés, sur l’heure », a indiqué le Général de brigade Andrianjanaka Njatoarisoa, Commandant de la gendarmerie nationale de la circonscription d’Antananarivo lors d’une interview à Ankatso. Des représentants des étudiants et les responsables de l’université se sont entretenus avec le minstère de l’Enseignemant supérieur et de la Recherche scientifique en vue de résoudre ce problème, hier. 

Kanto R.

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  • Le mensonge d’Etat
    Richard Yung, sénateur français de « la république en marche », de passage au pays, déclarait à l’issue d’une interview qu’il avait accordée à un quotidien de la place que « la France n’a pas de candidat ». Une déclaration qui laissait évasifs et perplexes les analystes des relations existant entre la France et l’Afrique les cinquante dernières années. Certains même la qualifient de dilatoire. En fait, Mr Yung corrobore ce que le nouveau locataire de l’Elysée, Emmanuel Macron, annonçait devant les étudiants burkinabé à Ouagadougou le 28 novembre 2017 selon lequel « qu’il n’y avait pas de politique africaine de la France ».

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