Publié dans Société

Consommation d’alcool et de drogues - Les collégiens de Nosy Be en danger

Publié le jeudi, 18 mai 2017

Un élève sur cinq concerné. La consommation d’alcool et de drogues ne cesse de gagner de l’ampleur auprès des collégiens de Nosy Be Hell-Ville, à en croire le chef de la Circonscription scolaire (Cisco) locale. Selon les informations recueillies,

20% d’entre les élèves âgés entre 14 et 16 ans consomment de boissons alcoolisées, fument des cigarettes ou prennent de la drogue, notamment du cannabis. Pourtant, ces adolescents sont en classe de sixième, cinquième ou quatrième, ce qui constitue un danger non seulement pour leur avenir mais aussi pour la communauté toute entière. « Le taux d’assiduité en classe régresse de jour en jour, tout comme la concentration des élèves. D’un autre côté, les bagarres entre collégiens s’aggravent non seulement dans l’enceinte des établissements mais aussi dans leurs quartiers », relate notre source. En fait, 90% des élèves habitent seuls, en colocation ou encore chez leurs familles ou proches durant l’année scolaire. De ce fait,cette situation handicape le contrôle de leur scolarité et de leurs comportements en général.

Mobilisation des acteurs

Des sensibilisations régulières à travers des descentes auprès des établissements scolaires, surtout dans les Collèges d’enseignement général (Ceg). Cela figure parmi les activités menées par le ministère de l’Education nationale (Men) et ses partenaires pour faire face à ce danger qui guette les écoliers. Une mission menée par l’Unicef, le ministère de la Population, la Préfecture, le Tribunal ainsi que par divers Ong locaux, sans oublier la Cisco et les enseignants et surtout les médias locaux. A cela s’ajoutent l’éducation parentale et le dialogue communautaire lesquels ont permis d’instaurer un pacte. Celui-ci impose des sanctions aux parents dont les enfants ont été surpris en train de consommer de l’alcool ou prendre de la drogue. Le paiement d’amende jusqu’à 50 000 Ariary auprès des Fokontany fait partie des punitions affligées, outre la remise des enfants devant les forces de l’ordre, voire la Justice. Depuis l’application de ce pacte communautaire en 2016, les parents semblent plus vigilants et suivent de près leurs enfants. Toutefois, la mobilisation des acteurs s’enchaîne afin de réduire ce phénomène.

Patricia  Ramavonirina

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