Publié dans Société

Transport urbain - Chasse ouverte contre les taxis clandestins…

Publié le mercredi, 05 juillet 2017

Une mission exécutée depuis le début de cette semaine. L’association des taxis-ville d’Antananarivo (Ftar), en collaboration avec l’Agence des transports terrestres (Att) et le Commissariat central de police, mènent actuellement des contrôles inopinés sur des véhicules de couleur beige crème. Une campagne menée dans le but de démasquer les taxis clandestins et de leur attribuer des sanctions afin que ceux œuvrant dans la légalité puissent tirer plus de profit. Lors de leur descente du côté du Boulevard de l’Europe, hier matin, ils ont pu démasquer 2 véhicules sans papiers mais qui continuent à circuler librement, avec les contraventions émanant des agents de Police.

« Les conducteurs de ces véhicules disposent de nombreuses contraventions. Cette situation s’explique par le fait qu’une fois le délai de validité de 48h expiré, ils réclament une nouvelle, et ainsi de suite. Pourtant, les véhicules sont en bon état mais leurs propriétaires ne daignent de régulariser les paperasses, dont la licence », fait part Clémence Raharinirina, première responsable de la Ftar. Cette « chasse » aux taxis clandestins s’exécute également dans les gares routières, dont celle du « Fasan’ny Karàna » où les responsables ont décelé des voitures « Express » et « Mazda » offrant clandestinement des services pour le transport des passagers et des marchandises.

Mise en fourrière

Certains taxis clandestins circulant dans la Capitale appartiennent à des personnes hautement gradées ou occupant des postes à responsabilité. Une fois de plus, l’abus de pouvoir favorise les cas de corruption et l’irrégularité dans le pays, à en croire la présidente de la Ftar. Cependant, cette association de taximen s’est cotisée pour la réalisation de la campagne, laquelle va s’enchaîner dans d’autres localités et stationnements. « Puisque l’association ne peut pas sanctionner, la Police nationale entre en scène. La mise en fourrière étant l’ultime sanction attribuée aux véhicules clandestins. Ces derniers circulent non seulement dans l’irrégularité pour en tirer profit mais ils font aussi usage de faux, sans parler des corruptions », avance notre source.

Lors d’une rencontre entre les membres du bureau de ladite association des taxis-ville et les responsables auprès de la Commune urbaine d’Antananarivo (Cua), au mois de mai dernier, ils ont évoqué les problèmes qui leur concernent. La lenteur administrative de la mutation de licence, le problème de stationnement ainsi que les taxis clandestins en font partie. Toutefois, la Municipalité n’a pris aucune mesure à ces sujets jusqu’à maintenant, se désole la Ftar. Notons qu’environ 7 000 taxis-ville circulent formellement à Antananarivo, selon le dernier recensement de la Cua. 

Patricia Ramavonirina

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