Publié dans Société

Conservation des vaccins - Non aux glacières solaires

Publié le jeudi, 13 juillet 2017

Un réel danger pour les enfants et les femmes enceintes. Une quarantaine de centres de santé de base (Csb) repartis dans les services sanitaires de District (Ssd) de Toamasina, Vatomandry, Mahanoro, Andramasina, etc. utilisent des glacières solaires pour assurer la conservation des vaccins. Pourtant, ces appareils ne sont pas adaptés pour ce rôle dans la mesure où ils ne disposent pas d’accumulateur de froid.

Ces glacières solaires sont non conformes aux normes recommandées par l’Oms, d’après nos sources. Questionnés à ce sujet, en marge de la rencontre avec la presse organisée par le Système des Nations unies hier à Andraharo, la représentante résidente de l’Oms et le représentant adjoint de l’Unicef ont uni leur voix pour dire  « non aux glacières solaires ».
« La conservation de vaccins dans des appareils non homologués et qui ne garantissent pas une température stable, entre 2 et 8°C, les exposent à une perte de leur efficacité », informe Jean Benoit Manhes, représentant adjoint de l’Unicef. En fait, les températures des glacières solaires dépendent de celles externes faute de stabilisateurs. Les doses de vaccins conservés dedans peuvent ainsi devenir toxiques pour les nourrissons et les femmes enceintes. Pis, les enfants qu’elles attendent pourraient avoir des malformations congénitales à cause des vaccins qu’elles se sont administrées durant la grossesse. D’après toujours notre source, les enfants vaccinés risquent d’être affectés par les maladies, outre les menaces d’accroissement des effets indésirables. « Le risque pourrait être l’apparition ou la persistance d’épidémie malgré la vaccination et l’apparition d’un nombre plus élevé de cas  de manifestations indésirables », avance t-il.
Par ailleurs, les glacières solaires disposent d’une capacité très limitée, pouvant endommager les doses de vaccins conservés dedans. Le représentant adjoint de l’Unicef a, quant à lui,  souligné le risque de perte d’une grande quantité de vaccins. Celle-ci devra être sortie et détruite puisqu’elle est reconnue non appropriée pour la vaccination. Ainsi, cela cause d’énorme perte financière non seulement pour le Gouvernement mais surtout pour les partenaires techniques et financiers, y compris l’Unicef qui contribue à leur achat. Quoi qu’il en soit, cet organisme onusien va mener une enquête à ce sujet. Affaire à suivre

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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