Publié dans Société

Ankazobe - L’accident d’un « Boeing » fait 19 morts et 102Ankazobe L’accident d’un « Boeing » fait 19 morts et 102 blessés blessés

Publié le mardi, 01 août 2017

Une véritable tragédie ! Ils allaient rejoindre Mahajanga pour un congrès, mais c’était la mort qui  a attendu certains d’entre eux.  Un autocar impérial  type Pullmann appelé familièrement  « Boeing » dans le pays a fait 5 tonneaux  avant de prendre feu et  termine son embardée dans un ravin. Cet accident, survenu lundi vers 23heures à 25km d’Ankazobe, a présenté un bilan provisoire de 19 morts dont des enfants en bas-âge, selon une source  de la Gendarmerie, et 102 blessés. Des survivants relatent que,  sans un énorme bloc de rocher pour retenir sa course folle, le mastodonte qui aurait transporté près de 140 personnes,  aurait pu encore continuer sa chute vers l’abîme une vingtaine de mètres plus bas. 


La plupart des victimes sont des paroissiens de l’église Fjkm de Mandrindrano de Soavinandriana-Itasy, notamment des jeunes de l’association dite « Sampana tanora kristianina » ou Stk, et des jeunes scouts du
« Sampana mpanazava sy tily » . Hier, l’on a annoncé que  les dépouilles  des victimes allaient  être transférées à la morgue de l’Hjra.  En revanche, tous les blessés ont été évacués à l’Hjra Ampefiloha. Le plus âgé a 62 ans et le cadet a à peine 6 mois, une fillette celle-ci. Elias R., le chauffeur-propriétaire du Boeing,  figure parmi les blessés. Des témoins rencontrés hier à l’Hjra,  racontent que le chauffeur aurait réussi à quitter en catastrophe le poste de conduite dès qu’il a réalisé que l’irréparable allait se produire. L’incendie du lourd véhicule a fait en sorte que la plupart des passagers qu’il transportait,  furent totalement piégés à l’intérieur, notamment ceux qui ont voyagé au niveau supérieur. Beaucoup meurent alors complètement carbonisés. « Leurs corps étaient devenus méconnaissables tant les flammes n’ont rien plus laissé », explique un témoin sur place. Et preuve que l’incendie a été dramatique, les buissons qui environnent le point de chute du car ont brûlé, empêchant ou rendant difficile toute tentative pour secourir les passagers. L’incendie suscite pourtant tout un tas de questions. Il est inconcevable qu’un véhicule fonctionnant au gazole, ait pris rapidement   feu quoique la brutalité des chocs. « A moins que des passagers n’aient emporté des produits inflammables », note un observateur.
 Jusque dans le début de l’après-midi hier, une équipe spéciale s’était attelée afin de dégager des corps des décombres du car. Le bilan risque ainsi de s’alourdir.
L’origine du drame reste pour le moment assez confuse.  Mais le témoignage d’un évangéliste de Soavinandriana, a été aussi édifiant sur ce point. Ce dernier a rapporté  que dès le départ  à partir de cette ville lundi matin,  la boîte de vitesse du car avait déjà fait des siennes. Ce qui sous-entendait qu’il était loin d’être en bon état. De leur côté, la plupart des rescapés étaient unanimes sur un fait : un manque de puissance moteur au moment  de gravir une petite côte. « Le chauffeur a engagé le second rapport, qui ne s’était finalement pas enclenché. N’obéissant plus à toute sollicitation et pouvant plus alors avancer, le mastodonte qui a déjà ahané pour gravir la montée,  a alors reculé catastrophiquement sur sa gauche avant de terminer sa course folle en tonneaux », raconte Haja (34 ans), ce chef de famille ayant perdu son épouse et sa fille dans le drame.
C’est le second accident le plus meurtrier de l’année après celui d’Anjozorobe au mois de janvier dernier et qui a causé la mort d’une quarantaine de personnes dont des familles toute entière.

Franck Roland

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Editorial

  • Quel message !
    100 ans ! S’il était encore resté vivant, parmi les siens, Madiba aurait 100 ans mercredi dernier. En effet, Nelson Rolihlahla Mandela, de son vrai nom, est né le 18 juillet 1918 à Mvezo, dans la province de Cap et mort à l’âge de 95 ans, le 5 décembre 2013 à Johannesburg, Afrique du Sud.Faisant partie d’une rare élite noire dans une République sud-africaine (RSA) ségrégationniste, dirigée d’une main de fer par les Blancs, Nelson Mandela, avocat de son état, s’engagea dès son jeune âge dans la lutte contre toutes formes d’injustice, d’inégalité et de non-respect des droits humains. Il fonçait tout droit dans la bataille, parfois armée, contre la politique de ségrégation raciale appliquée par les tenants du pouvoir.

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