Publié dans Société

Accident d’Ankazobe - Les habitants de Soavinandriana accablent le chauffeur

Publié le vendredi, 04 août 2017

L’irresponsabilité mise à nu. Les familles et victimes de l’accident meurtrier d’Ankazobe ont uni leur voix pour accabler, d’une manière ou d’une autre, le chauffeur de l’autocar à étage qui a fini par exploser après des tonneaux dans un ravin. « Ils étaient 2 chauffeurs et un aide-chauffeur à s’assurer de la conduite du « Boeing ». Ils ne se sont pas gênés de ramasser leurs familles et proches en route, ce qui a aggravé la surcharge du véhicule », se souvient Sarobidy, parmi les rescapés habitant à Soavinandriana.

« Les membres du STK (jeunes chrétiens) et du SAMPATI (scouts) étaient déjà nombreux (plus de 95 personnes), avec leurs bagages et les provisions pour 10 jours. Pourtant, le chauffeur s’est arrêté régulièrement non seulement pour les pannes techniques mais aussi pour prendre d’autres personnes, et cela n’était pas convenu dans le contrat », confirme le Pasteur Laza, de la Fjkm locale.
Pour reconstituer l’histoire, les membres des 2 branches de l’Eglise se sont mis d’accord de voyager ensemble pour rejoindre Mahajanga, afin d’assister à l’assemblée générale du STK d’une part et le camp national du SAMPATI de l’autre.
« Au départ, louer des véhicules ayant une autorisation spéciale, avec un frais de transport s’élevant à 90 000 Ariary par personne, a été au centre des discussions. Mais le propriétaire de l’autocar, qui n’est autre qu’un chrétien auprès de notre église, a proposé un tarif à moitié (50 000 Ariary). Nous l’avons choisi sans hésitation, avec les organisations qui vont avec », relate un membre du Comité du SAMPATI de Soavinandriana. Mais les passagers ne s’attendaient pas à  l’embarquement de dizaines de personnes en sus.
Aux dernières nouvelles, ce chauffeur et propriétaire du véhicule accidenté a été auditionné par les enquêteurs de la Gendarmerie depuis jeudi dernier. Le lieu où se déroule l’enquête reste toutefois non communiqué. Ce conducteur fait partie des rescapés du tragique accident, mais avec des blessures au niveau de sa tête. Pour leur part, les rumeurs circulent à Soavinandriana sur un éventuel règlement de compte si le chauffeur ne reçoit pas une lourde peine suite à ce drame. D’après toujours les habitants, ce propriétaire de l’autocar effectue souvent des actions sociales auprès de l’église Fjkm où il est diacre, mais aussi au sein de la communauté. Son  erreur fondamentale réside dans le ramassage d’ « intrus » en route, sans l’aval des passagers.
Recueillis par Patricia Ramavonirina

1 Commentaire

  • Posté par rabemanantsoa
    mercredi, 09 août 2017

    Sans aucune intention de remuer le couteau dans la plaie, il est évident que tout le monde est responsable mais à des degrés différents. Le "gaboraraka" ou"laxisme" est l'état d'esprit ancré en nous et il est plus que temps de réagir surtout quand on a entre ses mains la vie de plusieurs personnes. Il n'y a pas de fatalisme et j'insiste car tout remettre à Dieu nos bêtises n'est qu'un leurre pour apaiser notre conscience. Notre Dieu est un Dieu d'ordre, de respect des règles et d'amour et toute reconstruction débute par une prise de conscience. Je vous invite à prier tout le jour afin que nous soyons guider et éclairer sur la voie à suivre car toute épreuve si dure soit-elle est un message à nous faire réfléchir et de remise en question permanente. Merci d'avoir lu.

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Editorial

  • A plaindre !
    A plaindre. Tel est le sort réservé à ces médias appelés à exécuter une « mission impossible ». Défendre l'indéfendable, cirer la boueuse et sauver l'irrécupérable (l'« inavotrable »), autant d'engagements dont la réalisation exige des dons ou talents surnaturels, voire des exercices acrobatiques que les exécutants seraient en passe de rater. Tellement, la prestation voulue demande des efforts inhumains et des compétences savantes, hautement qualifiées, que les prestataires risqueraient de ne pas pouvoir réaliser. Il n'est pas question, ici, de sous-estimer le savoir-faire journalistique de certains confrères dont l'expertise en la matière ne souffre d'aucune insuffisance ni d'avoir la nécessité de passer par le feu de la preuve. Seulement, on ne peut ne pas être désolé de l'entremise inconcevable à laquelle quelques « amis » de la profession, de la presse s'entend, s'étaient impliqués la tête baissée !

A bout portant

BONS PLANS WEEK-END

  •  Vendredi 25 novmebre 2016:

    - Fara kely, Fara Gloum et Mahandry au Piment café

    - Joëlle Claude  : au Cercle-germano malagasy à Analakely

    - "Who's next" au Dome Rta à 17h

    - Journée dédiée à la jeunesse suivi d'un spectacle oratoire le "Cinbé village" et le "zumba coloré" au Village de la Francophonie à Andohatapenaka

    - Grand concert intégrationnel au Village de la Francophonie à 15h suivi d'un défilé de mode et un "Zoma magnifique" avec Mika et Davis à 21h

    Samedi 26 novembre 2016:

    - "Ndao hifety isika jiaby": thème du jour au Village de la Francophonie

    Dimanche 27 novembre 2016:

    - "Ce n'est qu'un au revoir" thème du jour au Village de la Francophonie

    - "Ciné village", finale du tournoi de slam, carnaval de clôture, grand concert de musique classique, récit du mythe d'Ibonia, un chant d'au revoir du village, un jeu de drapeau: "Ce n'est qu'un au revoir mes frères" à 19h au Village de la Francophonie

  • Se surpasser, encore et toujours. Avant de s’envoler pour d’autres cieux, Bodo rendra hommage à ses fans à l’« Akany Nambinitsoa », Talatamaty. Ce sera son dernier cabaret-concert de cette année. Une occasion à ne pas rater pour les amateurs de cette grande dame de la musique malagasy. Le show commencera à partir de 20h.
     
  • Après l’avant-gout de la célébration du 20ème anniversaire du groupe « ‘Zay » qui a eu lieu à l’hôtel Carlton, Anosy, ce dernier revient sur le devant de la scène. Ainsi, le groupe réalisera un autre concert au Palais des sports de Mahamasina ce dimanche après-midi. Durant quelques heures, « ‘Zay » résumera les 20 ans de sa carrière à travers ses titres. Nary et compagnie ressusciteront leurs tubes les plus connus. Outre les musiciens, l’instrument à vent « Anjaniony » bercera le public. Le concert débutera à partir de 15h.
     
  • Une belle ambiance et de la bonne musique attendront les abonnés de l’Amitié Fandian à Ankadindramamy à partir de 21h. Mahery, Nini (Kiaka), Poun ou encore Green Banane animeront la soirée « after work » de cet endroit qui est devenu, à chaque fin de week-end, le lieu de rendez-vous incontournable pour certaines familles et des amis. Le répertoire sera composé des succès de ces artistes, en plus des duos et trios exceptionnels. 

  •  Des artistes véhiculant des styles de musique différents se réuniront au Pk 0 Soarano. La musique traditionnelle, celle urbaine et la musique des hauts-plateaux berceront les cœurs des  abonnés de cet endroit dans une soirée dénommée « Cabaret in Tanà ». Ry kala vazo, Jimmy Harison, Tana Group et Tovo J’hay partageront la scène pour assurer une ambiance parfaite.
  • Dans le cadre du festival « Madajazzcar », un cabaret avec Mampionona quintet, Hakon Storm, Mathisen feat Lova Bil, @ Tonny Mahefa Razafiarison & Volahasiniaina Linda aura lieu à l’hotel du Louvre, Antaninarenina à partir de 19h 30.
     
     
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