Publié dans Société

Incendie à Mahavoky-Besarety - 387 personnes sinistrées, 2 autres blessées

Publié le vendredi, 01 septembre 2017

Le grave incendie survenu jeudi dernier vers 18h a dévasté 40 maisonnettes en bois et 4 autres en dur à Mahavoky-Besarety. Du coup, le sinistre a fait 2 blessés qui ont été hospitalisés et quelque 387 personnes parmi lesquelles des femmes et des enfants qui furent accueillis à l’Epp du quartier, du moins le soir du drame. « Dès vendredi, l’autorité publique s’attelait à implanter des tentes sur la zone même de l’incendie car il faut que  les victimes regagnent l’endroit où elles habitent », déclare le président du
« Fokontany » de Mahavoky. 

Pour le moment, l’origine du drame, avec des pertes évaluées à quelques centaines de millions d’ariary, demeure encore floue. Si une source auprès des sapeurs-pompiers de Tsaralalàna a avancé la flammèche d’une bougie comme responsable, une autre a inculqué la faute à un enfant. Ce dernier a essayé d’allumer le feu dans une maisonnette, mais son imprudence a débouché sur l’accident.  « C’était mon enfant qui m’a informé que tout a été dévoré par le feu. Les flammes s’étant trop rapidement propagées que même s’ils sont intervenus à temps, les sapeurs-pompiers n’ont pas pu faire grand-chose dans leur tentative de les circonscrire. Personnellement, j’ai senti une odeur d’essence », déclare un père de famille qui a tout perdu dans le sinistre.   Tout comme les autres victimes, il  est complètement dans le désarroi. Beaucoup n’ont plus que les vêtements sur eux et lancent un appel de détresse à l’endroit du pouvoir en place afin de leur venir en aide. Ce fut partiellement chose faite. Le ministère de la Population, joint au Bureau national de la gestion des risques et catastrophes naturelles (Bngrc), mais aussi les autorités du quartier ont apporté de l’aide et cherché un moyen pour héberger les victimes. Parmi les mesures prises, l’injonction aux travaux à haute intensité de main-d’œuvre en vue du nettoyage du secteur sinistré, et ce, à raison de 5000 ariary par volontaire.  Les forces de l’ordre s’étaient également mobilisées. Ce brasier de Mahavoky a été l’un des plus graves survenus ces dernières années au cœur de la capitale. Pour preuve, les murs de flammes étaient visibles à 3 kilomètres à la ronde. Vers 7h du matin vendredi, on a pu voir encore au loin de la fumée monter des décombres depuis les hauteurs qui surplombent la zone basse.
Franck Roland

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Editorial

  • Quel message !
    100 ans ! S’il était encore resté vivant, parmi les siens, Madiba aurait 100 ans mercredi dernier. En effet, Nelson Rolihlahla Mandela, de son vrai nom, est né le 18 juillet 1918 à Mvezo, dans la province de Cap et mort à l’âge de 95 ans, le 5 décembre 2013 à Johannesburg, Afrique du Sud.Faisant partie d’une rare élite noire dans une République sud-africaine (RSA) ségrégationniste, dirigée d’une main de fer par les Blancs, Nelson Mandela, avocat de son état, s’engagea dès son jeune âge dans la lutte contre toutes formes d’injustice, d’inégalité et de non-respect des droits humains. Il fonçait tout droit dans la bataille, parfois armée, contre la politique de ségrégation raciale appliquée par les tenants du pouvoir.

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